La guerre des CRT n'aura pas lieu

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(Crédits : DR)
C'était la crainte des professionnels du tourisme azuréens mais finalement le CRT PACA et le CRT Côte d'Azur ne fusionneront pas. C'est Christian Estrosi qui l'a confirmé lors du vote du budget à la Région ce vendredi, annonçant un financement pour les deux entités.

Le soupir de soulagement devrait se faire entendre sur toute la Côte d'Azur : il n'y aura pas de fusion entre le CRT Côte d'Azur et le CRT PACA. En tout cas, pas pour le moment. Christian Estrosi, le président de la Région PACA l'a confirmé - après l'avoir tweeté la semaine dernière - en attribuant un financement lors du vote du budget ce vendredi à chacune des deux entités. De quoi apaiser les craintes des professionnels azuréens en général et du président du CRT Côte d'Azur, David Lisnard en particulier. Parce qu'au-delà de la fusion de deux entités, c'est toute la question du marketing territorial qui sous-tend.

Lead régional

Tout a commencé par des propos de Renaud Muselier, armé de sa casquette de président du CRT PACA qui lors de la signature d'une convention avec Atout France fin mars soulignait que les certaines régions - touchées par la fusion - avaient justement rapproché leurs CRT. Et d'ajouter qu'après tout la Région a aussi récupéré le lead sur la compétence touristique. Il n'en fallait pas davantage pour faire craindre le pire côté Côte d'Azur. Au final, plus de peur que de mal.

Pour apaiser les tensions, Christian Estrosi, le président de la Région PACA, tweetait  quelques jours après les propos de Renaud Muselier que "nous ne voulons pas de fusion CRT. Nous consacrerons 9,6 M€ pour développer la filière touristique". Une mise au point essentielle.

Image de marques

Si pour l'heure la menace d'une éventuelle fusion s'éloigne, il n'en reste pas moins que demeure une vraie problématique : celle de la marque. Et ça, c'est le cheval de bataille de David Lisnard qui dans un courrier envoyé à Renaud Muselier mi-février, suggère que le CRT PACA devienne le CRT Provence. Une question de logique territoriale, dit celui qui est aussi maire de Cannes et qui insiste sur la particularité régionale, celle d'être dépositaire de trois marques : la Côte d'Azur - de Hyères à Menton, les Alpes du Sud - à faible notoriété - et la Provence qui rassemble Camargue, Lubéron, Verdon et les calanques. Une logique quelque peu perturbée par la dénomination CRT PACA qui, de fait, porte à confusion. Et comme on ne plaisante pas avec l'image de marque et surtout pas avec le travail qui est fourni pour promouvoir les différents territoires et leurs spécificités, le président du CRT azuréen de suggérer "une clarification des rôles des CRT". Pour l'heure la suggestion demeure à l'état d'idée. Seul point d'accord, celui d'une coordination renforcée et indispensable entre chaque comité régional du tourisme semble acquis du côté de Marseille comme de Nice. On ne doute pas de l'arbitrage que saura - devra - faire Christian Estrosi. Parce qu'on ne badine pas avec l'attractivité territoriale, surtout pas quand elle est une manne économique et un vecteur d'investissement exogène.

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