Quand l'Europe finance les projets régionaux

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(Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Qui a dit que l'Europe ne servait pas la cause locale ? Avec 435 M€ au total, les fonds européens participent plutôt à la vie économique. Et c'est Renaud Muselier qui le dit.

Le président délégué de la Région Provence Alpes Côte d'Azur est un président heureux. Car celui qui est en charge de la coordination des politiques régionales et des fonds européens semble avoir atteint un chiffre significatif : 100.

C'est ainsi le nombre des projets financés par le Feder-FSE et c'est aussi celui des projets financés par le Programme Opérationnel interrégional du Massif des Alpes (POIA). Deux fonds européens gérés par la Région mais avec l'objectif d'agir en matière d'innovation et de croissance. Car c'est bien cela le plus important.

L'innovation, ça a du bon

Le Feder-FSE - qui s'étale sur six ans, de 2014 à 2020 - a par exemple pour objet de stimuler l'emploi et pour cela de le faire au travers de cinq leviers que sont la recherche, l'innovation et les PME, les TIC, la transition énergétique, l'inclusion sociale par l'emploi et la formation. Dans le concret, ça donne par exemple un renforcement de PACA Investissement, le fonds d'investissement créé par la Région, à hauteur de 54 millions d'euros. De quoi aider les entreprises en besoin de financement. C'est aussi un apport financier non négligeable à celui qui génère une grande attente, le dirigeable stratosphérique signé Thales Alenia Space. Stratobus - qui réunit des compétences d'entreprises locales comme Solution F pour la propulsion électrique ou CNIM pour la nacelle et l'anneau - et qui a déjà reçu une enveloppe de 17 M€ signée Programme Investissements d'avenir, va donc aussi bénéficié du coup de pouce européen. Son démonstrateur est programmé pour 2018.

Prolonger les efforts de recherche

Dans la même lignée, le Monitoring Urbain de la Métropole Nice Côte d'Azur - qui pousse plus loin son expérimentation déjà menée avec 3 000 capteurs répartis sur une partie du territoire - mais aussi la plateforme technologique pour le développement d'anticorps thérapeutiques signée par la biotech marseillaise Innate Pharma ne seront pas oubliés.

Regard alpin aussi

L'autre programme qui va donner l'oxygène financier qui va bien c'est le Programme opérationnel interrégional du Massif des Alpes. Un outil consacré au développement des territoires de montagne, à la consolidation de la filière alpine et au renforcement de la gestion des risques naturels. C'est comme cela que le musée de l'herboristerie et de la lavande de la montagne de Lure, situé à Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence, va pouvoir voir le jour et aider à renforcer l'attractivité du lieu tout en valorisant la biodiversité. La réhabilitation du sommet du Mont Ventoux serait aussi au programme.

Tout cela montre que Provence Alpes Côte d'Azur et l'Europe, c'est une histoire qui... doit durer. Parce qu'en matière de monnaie sonnante et trébuchante, toute ressource est bonne à prendre. Surtout quand elle permet de financer l'innovation technologique comme la tradition.

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Commentaires
a écrit le 21/02/2017 à 16:07 :
Quand l'UE (pas l'Europe) finance des projets régionaux avec l'argent des États, pour mieux faire disparaitre l'utilité des États pour favoriser le régionalisme!
a écrit le 21/02/2017 à 15:42 :
"Parce qu'en matière de monnaie sonnante et trébuchante, toute ressource est bonne à prendre. "

Un régal, merci beaucoup, j'aurais certainement pu faire un commentaire avec ça dedans c'est un fait.

Par contre êtes vous vraiment sûr que toute ressource est bonne à prendre ? Ne serait ce pas le début de la compromission plutôt non ? Ou bien étant une activité principale oligarchique c'est un vocabulaire qui a été totalement rayé du langage ?

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