Marché de bureaux : Aix-Marseille en baisse de forme

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(Crédits : Décideurs en région)
Quand la cité phocéenne reste sur sa faim de grandes transactions, Aix-en-Provence conserve son dynamisme et une certaine attractivité malgré des trous dans la raquette. Un état qui ne devrait être que passager…

Et c'est Nicolas Treich, le directeur BNP Paribas Real Estate Transactions Aix-Marseille qui l'analyse. Si 2016 n'est pas un cru qui restera dans les annales, c'est parce qu'il y a de bonnes raisons. "Marseille est pénalisée par l'absence de transactions de grande taille", tandis qu'Aix-en-Provence malgré son dynamisme et un tissu économique actif "manque d'offres neuves".

Différences

Réunis au sein de la nouvelle Métropole, les deux marchés ne sont pour autant pas semblables, ce qui peut être un élément de complémentarité appréciable. "L'histoire de ces deux marchés n'est pas la même", souligne Nicolas Treich. "Aix-en-Provence est un marché qui prend de la maturité, qui est en consolidation. Aujourd'hui les recherches tablent sur 2 500 /3 000 m2". Du côté de la cité phocéenne, "les investisseurs lancent des opérations en blanc", alors qu'il "est toujours plus rassurant pour commercialiser d'avoir le projet réalisé". Quoiqu'il en soit, "Marseille restera toujours le marché le plus important", surtout que le secteur public est un acteur présent et non négligeable.

Concrétiser

Mais si 2016 ne restera pas dans les annales, 2017 devrait être l'année de la concrétisation "sur les deux marchés", indique Nicolas Treich, avec des dossiers qui devraient arriver à conclusion ces prochaines semaines ou mois.

A Aix-en-Provence, des sociétés du secteur privé continuent de se présenter. thecamp, porté par l'entrepreneur Frédéric Chevalier, ne joue-t-il pas l'effet attraction ? Evidemment que ce projet à nul autre pareil ne manque pas d'attirer le regard sur Aix-en-Provence et d'aiguiser les curiosités. "L'architecture remarquable du bâtiment, la campagne de communication bien maîtrisée contribue à l'aura d'Aix-en-Provence", reconnaît le directeur BNP Paribas Real Estate Transactions. Surtout que d'autres projets complètent cette image re-modernisée comme le campus de Voyage privé tandis que le projet d'accélérateur du fondateur de Jaguar Network, Kevin Polizzi, apporte lui aussi sa pierre à l'édifice de ces jeunes entrepreneurs qui apportent un souffle nouveau.

Euroméditerranée en locomotive marseillaise

Certes à Marseille, c'est bel et bien Euroméditerranée qui tire le marché. Or pour l'EPA, 2016 aura été également "une année en retrait" avec 15 à 18 000 m2 placés. Mais "on peut s'attendre probablement à un très bon score cette année", complète Nicolas Treich. La Marseillaise, la très attendue tour signée Constructa, est aussi "un projet emblématique qui n'a pas d'égal à Marseille et qui contribue a véhiculer une bonne image". Car il faut aussi compter sur les projets placés dans le futur comme Euroméditerranée 2, Smartseille, projet phare. "L'intérêt d'Euromediterranée 2 est de proposer une valeur locative moindre qu'Euroméditerranée 1 avec de l'immobilier neuf". De la même manière, "nous croyons beaucoup à l'îlot XXL", ce projet encore plus au nord. Capable - pourquoi pas -  de servir de jonction entre la cité phocéenne et Aix-en-Provence ? Au final, 2016 n'est peut-être pas inoubliable mais Nicolas Treich rappelle une vérité immobilière : "une année moins bonne ne remet rien en cause". Coup de mou ou pas, finalement, il faut rester positif.

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