Petit précis de séduction territoriale ou comment les métropoles peuvent doper leur attractivité

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(Crédits : DR)
Dans une conjoncture nationale incertaine et une croissance globalement faible, la concurrence est très forte entre les agglomérations françaises pour attirer et conserver de l’emploi, du développement et de la création de richesse.

Plus que jamais, la compétition fait rage. Chaque métropole veut capter la meilleure part d'une croissance devenue rare. Mais comment s'y prennent-elles pour devenir  "désirables" ?

Au-delà de la nécessaire disponibilité des sites d'implantation, qui est aujourd'hui le plus souvent assez satisfaisante, on s'aperçoit que la croissance économique des agglomérations dépend d'une offre globale pour attirer les entreprises, les talents et les investissements.

En premier lieu, il leur faut "paraître pour devenir". La communication d'une métropole répond en effet aux mêmes principes que celle de marques de voitures, de vêtements... L'image d'une métropole se créée et se cultive. Chaque ville, chaque région se doit d'entretenir une image positive et dynamique : c'est un travail de marketing pour devenir et rester attractive au regard de critères n'étant pas tous purement rationnels. L'élu local a bel et bien désormais un rôle de "commercial" et doit "vendre" sa ville, au niveau national voire international.

Dynamique

La présence de secteurs économiques dynamiques, elle aussi, attire les talents, les sous-traitants, les fournisseurs... générant un développement endogène. Pour la plupart des agglomérations, bénéficier d'un ou plusieurs secteurs d'excellence est un atout majeur pour catalyser le développement. Il s'agit de favoriser l'émergence de "clusters" accueillant des entreprises d'un même secteur pour créer un écosystème économique qui aura la capacité de s'auto développer. C'est le cas de la "Cosmetic Valley" qui a des liens avec Grasse ou encore de Toulouse et de son Pôle Aéronautique, qui permettent de fixer les emplois et les investissements tout en attirant les activités et services connexes.

Les plus grandes métropoles, à l'image de Lyon ou de Lille, bénéficient quant à elles d'un tissu économique bien établi, diversifié, qui trouvera une dynamisation par l'émergence de pôles d'excellence. En effet alors qu'hier des pans entiers de ces villes étaient à l'abandon, la création de véritables quartiers d'affaires hyper connectés - la Part-Dieu à Lyon, Euralille, ou Euronantes - a engendré le renouveau de nos grandes capitales régionales.

La présence d'écoles (ingénieurs, commerce...) confère également à l'agglomération un avantage significatif. Car même à l'heure de l'Internet qui permet l'instantanéité des communications, la plupart des entreprises privilégieront les sites d'implantation disposant d'un potentiel d'emplois locaux et qualifiés.

Enfin, les qualités de vie personnelle et professionnelle deviennent intimement liées au choix d'une localité, en particulier chez les cadres. La capacité des marchés du logement (disponibilité, coût), la présence et qualité des écoles, la diversité des loisirs, la facilité d'accès aux lieux de vacances et week-end (mer, montagne...), le climat, la pollution, l'encombrement des routes, la sécurité des personnes... Tous ces paramètres sont facteurs d'attractivité s'ils sont positifs.

Prime à la performance

Ainsi pour être attractives, les métropoles se doivent d'être performantes dans tous les domaines et veiller à éliminer les critères négatifs qui peuvent être disqualifiants dans cette compétition. Encore faut-il pouvoir les identifier et les évaluer. Or, les nombreuses études menées sur les villes ou les métropoles ne permettent pas aux élus locaux de s'en faire une idée car elles se contentent d'apporter un éclairage sur un point précis, indépendant d'autres critères. Voilà pourquoi nous lançons un Baromètre de l'Attractivité des Métropoles. Celui-ci croise l'ensemble des paramètres qui constituent l'attractivité des agglomérations en France, afin d'en mesurer la performance économique, la connectivité et le potentiel de croissance, et la qualité de vie.

Les résultats, qui seront publiés prochainement, montrent bien des contrastes entre les métropoles qui surperforment et celles qui sont en perte de vitesse. Certains challengers sont en effet en train, par leur dynamique, de faire bouger la hiérarchie ... Entre réalités et idées reçues, le baromètre rétablit aussi quelques vérités...

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