Comment Jean-Pierre Savarino veut transformer la CCI Nice Côte d'Azur

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(Crédits : DR)
Le président de la chambre consulaire azuréenne compte bien faire bouger les lignes. Chose promise, chose déjà engagée. Cependant la feuille de route est désormais affinée. Et les projets, affirmés.

Dans le monde politique, les cent jours sonnent un peu comme une référence. Comme une première unité de mesure qui permet de jauger ce qui a été fait. En matière économique, c'est un peu pareil. Surtout que sous le ciel azuréen, on n'est pas resté inactif. A peine élu, Jean-Pierre Savarino avait bien fait comprendre que le changement c'est maintenant. Et pour le coup, le changement est engagé.

Cap à maintenir

L'une des premières actions "visibles" a sans doute été celle concernant la délégation de service public (DSP) des ports Gallice et Vauban à Antibes, DSP remportée en partenariat avec la Caisse des Dépôts et la Caisse d'Epargne Côte d'Azur. Et le projet Vauban 21 ne devrait pas rester unique, puisque "nous allons nous positionner sur d'autres ports", certaines DSP étant en cours. Une implication dans l'économie locale novatrice sous cette forme qui répont à un objectif de montée en gamme en matière de yachting. Ça tombe bien, car ça, c'est un autre sujet de prédilection sur la roadmap présidentielle. Les croisières, si elles sont toujours fait partie de la stratégie d'attractivité, ont subit des vents contraires conjoncturels ces deux dernières années. Or, les perspectives de 2017 font état d'un "accroissement de 25 %" estime Jean-Pierre Savarino. De bon augure car le président le redit "nos commerçants, nos restaurateurs, notre économie en ont besoin". Le nautisme est une "filière essentielle pour le territoire" insiste bien le président. Pour preuve une commission dédiée est en cours de constitution.

Plus près

Projet parmi les projets structurants de la nouvelle mandature, le campus de l'apprentissage - tant désiré - devrait être fin prêt pour la rentrée 2020. Il n'est pas anodin, ce projet. D'abord parce qu'il s'érigera au sein de l'Eco-Vallée. Et puis parce qu'avec ses 83 M€ d'investissement (27 M€ pour la part CCI NCA NDLR), il doit surtout être un outil supplémentaire pour éviter la fuite des talents. Il est tellement structurant qu'un grand patron sera probablement nommé avant l'été. La formation, autre facteur d'attractivité. Moins sexy que le tourisme mais essentiel pour les entreprises. Car c'est ça qui lui importe à Jean-Pierre Savarino : les entreprises. Et les outils qui vont bien pour permettre la croissance. C'est pour cela que le sujet des centres commerciaux ayant tendance à se développer ne laisse pas la Chambre indifférente. "Nous sommes très attentifs", reconnaît le président Savarino. "La CCI a vocation à poser les sujets et à apporter des solutions". Pas à monter au créneau sans réflexion faite au préalable.

Changer de dimension

Indéniablement, la CCI Nice Côte d'Azur veut prendre un virage. En langage entreprenarial on appelle cela pivoter. Il faut dire aussi que le contexte régional est plus serein. Dans une interview accordée à La Tribune*, Jean-Pierre Savarino loue le travail fait par le président régional, Alain Lacroix.

"Nous étions auparavant dans une phase de combat. Nous sommes désormais dans un environnement plus serein. Alain Lacroix remplit parfaitement son rôle. Nous arrivons avec les autres présidents territoriaux à un consensus. On se parle et on trouve des solutions qui sont bonnes pour l'intérêt commun. Je suis satisfait d'avoir pu rétablir un contact franc et direct. Nous travaillons beaucoup sur les schémas directeurs. Un climat apaisé et serein est fondamental".

De la collaboration avec l'Union pour l'entreprise 06, il dit que "la co-construction est primordiale. En effet, avec l'UPE 06 nous avons créé des commissions en commun (sur les thématiques du tourisme, commerce, industrie, aménagement et transport/mobilité NDLR). Nous en retirons chacun des analyses et des projets. Nos actions sont bien plus coordonnées. Ainsi l'UPE06 joue son rôle de syndicat et de revendications. La CCI est là pour compléter, pour faire des propositions, des études, des préconisations de solutions et trouver des orientations".

Et à la question de savoir ce que serait la CCI dans 5 ans, Jean-Pierre Savarino, espère une CCI "transformée, pérenne, qui ne pourra pas être remise en question. Il faut augmenter le professionnalisme des collaborateurs, donner des orientations, des objectifs. Et miser sur la qualité. Nous sommes aujourd'hui en phase avec la feuille de route. La Chambre est un organisme qui possède des atouts qu'elle doit mettre en valeur".

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*Interview parue dans l'édition Provence Alpes Côte d'Azur, disponible en kiosque.

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