Peut-on rire de l'économie ?

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(Crédits : Shute)
Oui si l'on en croit Christophe Alévêque. Avec sa "Fête de la dette" qui se tiendra en juin à Marseille, l'humoriste entend parler des sujets financiers qui fâchent avec objectivité et sans parti pris dit-il. De quoi être plus efficace que les économistes ?

C'est ce qui s'appelle vulgariser. "Mettre des connaissances, des idées à la portée de tous, les faire connaître au grand public" dit Larousse. Et c'est exactement le concept de la "Fête de la dette" imaginée par l'humoriste il y a déjà 4 ans. Une idée née parce que de spectacles en revue de presse, lui aussi pensait tout avoir compris du sujet. Sauf qu'il n'en était rien. D'un livre - écrit avec Vincent Glenn, réalisateur de documentaires "économiques" - il y a eu un spectacle avec donc la volonté d'en faire une sorte de petit économiste illustré. Ou d'un "La dette pour les Nuls".

 Démystification

"L'humour est une arme éducative magnifique", dit Christophe Alévêque. Et "l'ignorance, une usine à bêtises". Autrement dit, pour commenter ce qui se passe dans la sphère économique, pour apprécier les paroles des politiciens - le sujet de l'endettement truste une bonne partie des discours - il faut comprendre le mécanisme, les tenants et les aboutissants.

"Le but n'est pas de faire une leçon de choses", mais de faire simple, clair et précis.

Mais ce ne serait-il pas le rôle des économistes ou des politiques ? "Les politiques ne vulgarisent pas. Ils ont un point de vue et beaucoup d'idéologie". A l'heure des débats en vue du scrutin présidentielle, voilà qui prend encore plus de sel.

 Graines

Mais finalement avec humour ou pas, ne faut-il pas décomplexer non seulement la dette mais l'économie tout court ? L'an dernier, l'exposition "Krack, Boom, Mue" qui s'est tenue à la Cité de la Science à Paris mais que la Banque de France a fait venir à Marseille avait le même but pédagogique. Car c'est bien cela le "truc en plus" : expliciter de la façon la plus compréhensible possible ce qui fait les courbes et les chutes, les endettements et les ressources. Quitte à passer par le ludique. C'est toujours bon pour la culture... générale.

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