Quand l'Université de Cambridge vient "draguer" sur la Côte d'Azur

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(Crédits : lamax - Fotolia.com)
Si l'école de commerce de la célèbre université anglaise vient rencontrer les chefs d'entreprises et des cadres dirigeants ce n'est pas pour une visite de villégiature mais pour mieux appréhender la stratégie de développement économique du territoire, voire y dénicher des talents. Un double effet Brexit ?

Le tourisme n'a pas grand-chose à voir avec le déplacement de la Cambridge Judge Business School sur les bords de la Riviera début mai. Si l'école de commerce de l'Université anglaise traverse la Manche c'est bien pour y trouver un intérêt. Et ici il est plutôt de l'ordre du recrutement de compétences.

Faire connaissance

Car si Cambridge Judge Business School vient passer 48 heures sous le soleil azuréen c'est pour assez classiquement enchaîner séminaires, visites d'entreprises, de lieux - l'Eco-Vallée comme Sophia-Antipolis - et faire du networking. Mais pour quelle finalité ?

C'est là que se trouve la vraie raison de ce voyage "d'observation". Cambridge Judge Business School a pour particularité de réunir des professionnels cherchant à développer leurs expertises, voire à donner le coup de pouce (de boost ?) qui va bien à leur carrière en couvrant des matières tels que la finance, la gestion, la technologie ou les modes de gouvernance. Soit des professionnels pointus. A titre d'exemple, la promotion 2016 comprend 28 nationalités travaillant dans des cultures différentes partout dans le monde. A titre d'exemple encore, l'an dernier, c'est dans la Silicon Valley que la promotion avait fait le déplacement, le but étant d'appréhender les enjeux de la mondialisation.

Double intérêt

Initié par Team Côte d'Azur l'an dernier lors d'une mission à Londres, ce déplacement est un peu à double effet. D'une part, il est évident que Cambridge Judge Business School vient aussi pour faire connaître la formation qu'elle distille et pour donner envie à des cadres ou dirigeants azuréens de tenter l'aventure d'un renforcement de compétences, qui plus est dans une Université renommée.

Mais en même temps, les professionnels de la promotion 2016 ne viennent-ils pas aussi s'ouvrir des débouchés dans un territoire très axé sur l'innovation, très regardé à l'international et somme tout, très attractif qui ne dit jamais non à des expertises pointues ? Une façon de mettre à profit une formation dans l'un des pôles d'entreprenariat technologique parmi les plus performants d'Europe...

En résumé, effet Brexit + effet chasse aux compétences égalent-ils la théorie des vases communicants ?

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