Christophe Sarlot : "L'innovation permet d'accroître la valeur ajoutée du DAF"

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(Crédits : DR)
Robots, intelligence artificielle et autre façon de pratiquer le métier sont autant d'opportunités que le directeur administratif et financier ne doit surtout pas ignorer, plaide le président des DFCG Côte d'Azur.

Les nouvelles technologies, ces deux (gros ?) mots qui pourraient être synonymes de danger pour le métier de directeur administratif et financier, sont pour Christophe Sarlot, bien au contraire, tout l'inverse. Que les paramètres changent, que le monde bouge, somme toute, c'est l'air du temps et le cas d'autres professions. Aussi, plutôt que de demeurer figés dans un certain passéisme, il faut en pro-fi-ter. C'est là tout le sel de l'innovation : inventer une nouvelle façon de faire.

Complémentarité

Les robots, l'intelligence artificielle sont pour le président des DFCG Côte d'Azur l'opportunité de faire monter en gamme les métiers de la direction financière et du contrôle de gestion, ainsi consacrés à des tâches à forte valeur ajoutée. Un vrai sujet qui s'inscrit dans ce que l'on appelle l'entreprise du futur et qui pose la question de l'accélération des innovations. Autant dire que le directeur financier est aux premières loges de cette transformation.

Mais l'innovation se trouve aussi dans la façon de pratiquer le métier. Et sur ce point, Christophe Sarlot est bien placé pour évoquer le sujet, lui qui est à temps partagé dans plusieurs startup locales. "Beaucoup posent le terme d'ubérisation lorsqu'il s'agit de se confronter au modèle salarial classique. Or on sait que demain, il sera plus facile de trouver un client qu'un employeur". Surtout, cette "gymnastique" permet "d'alimenter mon savoir-faire. L'intérêt du time-sharing, c'est de côtoyer plusieurs dirigeants, de confronter plusieurs modèles et d'apporter une qualité de service supérieure, appréciée du chef d'entreprise".

Tenue correcte exigée

Thème beaucoup plus classique et contexte électoral oblige, celui de la stabilité fiscale est une vraie demande de la part des directeurs financiers et contrôleurs de gestion. "Si l'avenir est instable, il est difficile de se projeter, de prévoir un plan quel qu'il soit quand on ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. La vraie question c'est l'environnement pour nos entreprises est-il optimal ?"

Pôles positions

C'est que le directeur financier et le contrôleur de gestion sont au cœur du réacteur. Ce sont par exemple, rappelle Christophe Sarlot, les interlocuteurs privilégiés des investisseurs potentiels lorsqu'une entreprise fait appel à du financement extérieur. Et puis chaque secteur a aussi ses problématiques et ses spécificités. La création annoncée d'un pôle Santé au sein de la DFCG Côte d'Azur répond à un objectif "cohérent" dit le président, de rassembler des acteurs d'une même filière, qui plus est lorsque celle-ci représente l'un des axes de spécificité du territoire. "Il nous semble cohérent d'essayer de rassembler les DAF d'un même secteur et de faciliter le partage d'expérience". Opérationnel dès le mois de septembre, ce pôle sera suivi de la création d'un second, consacré à l'Hôtellerie-Tourisme, l'autre mamelle de l'économie locale et opérationnel, lui au 3ème ou 4ème trimestre. "Ces pôles sont également une façon d'apporter de la valeur ajoutée", insiste Christophe Sarlot.

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