PACA : et maintenant, quelle politique économique ?

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La politique économique impulsée par Christian Estrosi - ici en visite chez Airbus Helicopters - sera-t-elle poursuivie par son successeur, Renaud Muselier ?
La politique économique impulsée par Christian Estrosi - ici en visite chez Airbus Helicopters - sera-t-elle poursuivie par son successeur, Renaud Muselier ? (Crédits : DR)
Le départ de Christian Estrosi de la présidence de la Région va-t-elle peser sur les impulsions économiques enclenchées depuis 18 mois ?

OIR, smart montagne, Grand Prix de F1 au Castellet... Depuis 18 mois, les projets succèdent aux projets et les décisions aux décisions. En moins de deux ans, on ne peut pas dire que la maison Région ait chômé. Il faut dire que ça avait commencé sur les chapeaux de roues dès l'élection officialisée avec le sujet brûlant et fâcheux des TER et des discussions avec le président de la SNCF, Guillaume Pépy.

Aller vite, c'est la marque de fabrique de Christian Estrosi. Le président démissionnaire de la Région Provence Alpes Côte d'Azur n'est pas connu pour sa lenteur. A la Région, il l'a prouvé. Il fallait accélérer et il y a quelques mois encore, son entourage ne cachait pas avoir du mal à suivre le rythme effréné imprimé par le président régional.

Dossiers stratégiques

Cela avait donc commencé, on s'en souvient, par la rencontre au sommet avec Guillaume Pépy, tant les retards des TER devenaient un sujet de discorde. Entre temps, il y a eu les fâcheries, les "je siffle la fin de la partie", et autres ires bien ciblées. Entretemps aussi, il y a eu les Assises du Transport et ses déclinaisons - Cafés Usagers dans les gares et réunions publiques. Mais le sujet est loin d'être estampillé du sceau "à classer". Reste notamment à voir si la Région candidatera bel et bien à l'expérimentation qui précède le calendrier de l'ouverture à la mise en concurrence prévue pour 2019 et tentera l'option mise en régie.

Dans la même catégorie de sujets d'importance, les OIR, ces Opérations d'intérêt régional promises par le candidat Estrosi pendant la campagne et mises en route pour six d'entre elles devraient perdurer. Structurantes pour le territoire, elles ont mobilisés des forces vives, des industriels, des grands groupes et puis elles font partie de la feuille de route attractivité. Des OIR donc, on devrait en reparler.

Du Grand Prix de F1 aussi, inévitablement. Centre de l'innovation prévu pour 2019, stratégie d'attractivité envers le public mais aussi envers les entreprises et les startups du secteur automobile... il reste encore des actions et des décisions à acter notamment via le Groupement d'Intérêt Public qui s'est réuni pour la première fois en février dernier. On n'oubliera pas la Smart montagne, un sujet que les départements haut-alpins notamment eux, n'omettront pas de remettre sur le tapis au cas où...

Rassurer le monde de l'entreprise

En mettant notamment en place le Guichet unique pour les entreprises souhaitant connaître les aides financières auxquelles elles peuvent prétendre, la Région a ainsi voulu répondu à une demande forte du monde entreprenarial. Autant dire que l'exigence n'a pas baissé ce que résume assez bien finalement le Medef PACA et son président Jean-Luc Monteil, rappelant que "la volonté de Christian Estrosi de donner la priorité au développement économique" avait été une "vraie rupture avec la mandature précédente" et "qu'il ne s'agissait pas que d'un slogan, puisque ont été nommés à la présidence de deux commissions clés - économie/emploi et industrie/numérique - deux entrepreneurs, Pierre Grand-Dufay et Bernard Kleynhoff". Evidemment, la prise de fonction de son successeur est attendue. La collaboration, espérée fructueuse. "Nous n'omettrons pas de lui rappeler notre attachement à l'esprit de co-construction qui doit animer l'institution régionale", rappelle Jean-Luc Monteil.

L'Europe, l'Europe mais pas que

Jusqu'alors en charge de la coordination des politiques publiques et des fonds européens, Renaud Muselier est forcément attendu sur tous ces sujets. En début d'année, celui qui était alors président délégué se félicitait d'avoir pu œuvrer pour que 435 M€ soient investis dans des projets liés à l'économie régionale via l'Europe. Désormais, celui qui est aussi le président du CRT PACA va devoir élargir son spectre. Tourisme, industrie, cinéma... On ne doute pas que ce qui a été engagé sera poursuivi. Que d'autres sujets émergeront peut-être. Sans doute même. En quatre ans - le temps du mandat restant - cela est même inévitable.

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