Marseille Run, nouvelle série in situ ?

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(Crédits : Jean-Paul Pelissier)
La cité phocéenne n’en finit pas de dérouler le tapis rouge aux séries. La prochaine, ce pourrait être pour Marseille Run. Soit 8 épisodes typés action en format court, produits par Jean-Michel Albert, sous l’égide de la plateforme américaine Fullscreen.

Le Sud et les plateformes de streaming, une histoire d'amour qui dure ? Après Netflix et "Marseille", dont la deuxième saison est désormais dans la boîte, c'est au tour de Fullscreen de montrer de l'intérêt pour la Cité phocéenne. Elle pourrait donner le feu vert au début de l'année 2018, au tournage d'une série de 8 épisodes en format court. Son genre est ciblé action : Marseille Run. Et le porteur de ce projet, c'est le producteur Jean-Michel Albert, co-fondateur de la maison Darklight et initiateur d'un rendez-vous qui fêtera le 21 octobre prochain sa 7ème édition : le Marseille Webfest, festival international de la série digitale. "A l'heure actuelle, nous sommes toujours au stade de l'écriture. Il faut savoir que les Américains ne valident jamais l'ensemble d'un série, mais procèdent épisode par épisode. Nous avons donc l'aval pour le pilote et les trois opus suivants, reste les quatre derniers... ce qui devrait être fait ce mois de septembre. Un scénariste y travaille actuellement. Il s'est déplacé lors de la dernière édition du Marseille Webfest pour mieux appréhender la ville et se nourrir de l'ambiance". Car avec un nom pareil, tout ne peut se tourner qu'aux abords de la bonne mère et du Vieux Port... Un budget à 7 chiffres et une nouvelle manne pour l'économie locale, d'autant que la réalisation du projet s'appuiera sur les techniciens du cru, suffisamment nombreux et chevronnés. "La production exécutive sera également confiée à une entreprise marseillaise. Nous pourrions enfin tourner quelques séquences du côté de Provence Studio, du fait de la présence à Martigues de professionnels de la cascade. Car la série met en œuvre des parcours et des Yamakasi".

Marseille Webfest en initiateur

Le projet Marseille Run a connu ses prémices il y a 3 ans, lorsqu'avec "mon associé, nous avons été retenus par la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques, NDLR) pour venir pitcher un projet auprès de studios américains. Fullscreen s'est déclaré intéressé. C'est la première fois qu'ils tournent un projet à l'extérieur". Et quoi de mieux que Marseille - "une ville très connue outre-Atlantique" - pour déserter le sol américain.

Et le cinéma ?

Du reste, si le monde de l'audiovisuel porte son regard vers le Sud de la France, il marque aussi spécifiquement de son intérêt le Marseille Webfest, qui compte de plus en plus de sommités parmi ses visiteurs. Tout le budget, à savoir 150 000 euros, est utilisé pour faire venir les acteurs gravitant dans ce milieu. "Treize nationalités seront accueillies cette année. Marvel sera présent lors de la prochaine édition. Tout comme le patron de la Warner Bros Digital, qui fera partie du jury". Pari réussi pour celui dont les ambitions, portées très tôt sur le film digital, ont été balayées plus d'une fois d'un revers de main au motif "qu'il n'y avait là aucun modèle économique". Or dans la foulée, YouTube a fait son apparition, puis ce fut au tour des plateformes de téléchargement... Parmi les dernières en date, Studio Plus et Blackpills ont vu le jour en 2016, respectivement chez Vivendi et Free. "Et si YouTube ou Facebook se lancent aujourd'hui dans la production de séries pour le net, c'est bien qu'il y a une manne à aller chercher. En jeu, il s'agit ici d'une véritable révolution des usages. Elle risque d'affecter notamment le cinéma : son avenir se jouera-t-il encore dans les salles obscures ? Rien n'est moins sûr. La polémique au Festival de Cannes avec Netflix, qui a décidé de ne pas sortir en salle ses deux films en compétition, l'illustre déjà".

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