Où en est Civocracy, la civictech qui fait "parler" les Niçois ?

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Le port de Nice est l'un des sujets évoqués sur la plateforme de démocratie participative.
Le port de Nice est l'un des sujets évoqués sur la plateforme de démocratie participative. (Crédits : lamax - Fotolia.com)
Lancée en novembre dernier, l'expérimentation pilotée par la startup basée à Berlin continue d'interroger les azuréens sur des sujets d'urbanisme, de services ou de ville intelligente. Avec quels résultats ?

C'est une façon de faire marier le numérique et la démocratie participative et c'est une initiative que la Métropole Nice Côte d'Azur n'a pas hésité à présenter comme une action smart city. Il faut dire que la plateforme développée par la startup berlinoise est évidemment dématérialisée et s'appuie sur un algorithme issu de la R&D interne qui permet à la discussion de s'auto-modérer et fait remonter les meilleurs arguments.

Avis avisés

Civocracy c'est donci une façon de dialoguer avec les habitants de la Métropole, tous les habitants, même ceux - et surtout - ceux des territoires plus ruraux. L'idée est bien celle-ci, ouvrir largement les échanges entre les administrés et la collectivité. Pour ce qui est des sujets de projets urbains par exemple, c'est une façon de prendre en compte les avis, outre ceux donnés en réunion publique par exemple. Et puis c'est également une façon de sentir au plus près le pouls de la population... Pour une collectivité, ce n'est pas franchement à négliger.

Si les premières discussions lancées en novembre évoquaient les services en téléprésence indispensables dans le moyen et haut pays ou quels services innovants rendraient le trajet en tramway plus agréable, il est question actuellement d'aider à affiner le deuxième plan bruit que la Métropole va engager, de quelle façon le tramway doit être connecté ou encore de faire partager ses idées sur l'évolution du Parc Phœnix.

Un modèle qui fonctionne ?

Près de huit mois plus tard, la plateforme performe-t-elle ? Oui répond Civocracy par la voix d'Heloïse Le Masne, chargée du marché allemand et français au sein de la startup créée en 2015 par Chloé Pahud et Benjamin Snow. Si dès la première journée d'activité en novembre, 140 personnes s'étaient inscrites en quelques heures, elles sont aujourd'hui 1 350 inscrites, "dont plus de 100 à se connecter quotidiennement", relève Heloïse Le Masne. Quant aux sujets de discussions soumis pour ouverture sur la plateforme, parmi les 300 propositions formulées par les citoyens, neuf ont été effectivement lancées. Des chiffres qui satisfont la startup, qui est également présente via une expérimentation à Lyon et à l'étranger à Postdam ou en Hollande. Concernant Nice Côte d'Azur, la période "d'essai" arrive à échéance en septembre prochain. Prolongée ou pas ?

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