Pourquoi La Gandonne mise sur les entreprises innovantes

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(Crédits : DR)
Position stratégique, équilibre territorial à affiner, réserve foncière rare... En choisissant d'étendre son périmètre, la zone d'activités de Salon-de-Provence mise tout sur ses atouts géographiques et sa volonté d'attirer les PME industrielles et les centres de R&D.

Elle est l'une des réserves foncières de la métropole Aix-Marseille Provence et en matière de développement économique, autant dire que ça pèse... beaucoup. Car les moyens d'étendre les zones d'activités ne sont pas si pléthoriques et quand on veut gagner des points en attractivité économique, c'est un sérieux avantage qu'il convient d'accompagner finement.

Le choix de Salon-de-Provence de faire venir des entreprises plutôt pointues dans leurs domaines relève évidemment d'une volonté stratégique, mais son positionnement géographique est sans doute le point fort. Trois autoroutes à proximité, deux gares TGV (Aix-en-Provence et Avignon), deux gares TER... des infrastructures qui placent la zone au coeur d'un noeud menant vers Paris, l'Espagne ou l'Italie.

On n'omet pas, non loin, le Grand Port Maritime de Marseille et les plateformes logistiques, et on comprend l'intérêt que présente l'aménagement de La Gandonne et en quoi il est structurant, pour le Pays salonais certes, mais aussi pour tout le territoire métropolitain. Car on parle souvent d'Aix-Marseille Métropole pour d'autres zones - que ce soit Rousset, Aix-en-Provence ou l'Arbois - qui définissent les axes sur lesquelles le territoire se positionne ou veut établir sa plus-value en ProvenceAlpes-Côte d'Azur comme à plus large échelle. La Gandonne veut donc aussi apporter sa pierre à l'édifice économique.

« Les réserves foncières sont conséquentes, ici, à l'inverse d'autres territoires », appuie bien Nicolas Isnard, le président du territoire du Pays salonais et maire de Salonde-Provence. « La Métropole a désigné le Pays salonais comme l'une des réserves foncières les plus dynamiques. »

De fait, ce sont 15 parcelles de 1.000 à 10.000 m2 qui sont mises à disposition, 4,2 hectares au total pour une extension d'un périmètre qui comptait déjà 44 hectares et 110 entreprises ayant généré 1.100 emplois avec des fleurons tels PolyShape, la filiale du groupe Upperside, spécialisée dans la production additive et qui emploie 70 personnes.

« Ces acteurs économiques de premier plan peuvent jouer le rôle d'accélérateur », estime Nicolas Isnard.

L'innovation, facteur différenciant

Et l'aménagement doit être au niveau. Ici il est « harmonieux et cohérent pour l'accueil des entreprises. C'est un lieu que nous avons voulu traiter de manière optimiste, avec l'utilisation d'éco-matériaux notamment afin qu'il ne soit pas uniquement une zone de travail » ajoute le président du territoire du Pays salonais qui voit dans l'accueil de PME tournées vers l'innovation une façon à la fois de se différencier par rapport aux zones existantes et un espace spécifique offert à ces entreprises qui portent sur la matière grise.

« Recherche et développement, petite industrie, développement durable, sont les thématiques que nous voulons valoriser au sein de la zone », poursuit Nicolas Isnard qui précise que les demandes d'installation ne manquent pas et que des contacts avancés avec de nombreuses PME et enseignes sont en cours de discussion.

« Il est temps de rééquilibrer » le territoire, qui a déjà fait la part belle à la logistique, notamment avec Clésud à Miramas, Distriport à Fos-sur-Mer ou encore à SaintMartin-de Crau.

« Cette zone peut apporter une touche tertiaire qui manque », ajoute pour sa part Olivier Maréchal, le président de l'association des entreprises de Salon-de-Provence, qui y voit aussi une opportunité d'aide au développement pour les commerces de centre-ville tout proche.

« La Gandonne est une zone importante qu'il convient de valoriser. Pour les entreprises déjà présentes, cette extension et les typologies d'entreprises qui vont s'y implanter vont également dynamiser celles qui sont installées depuis longtemps », analyse celui qui est également le directeur de Trans Azur et de CarPostal Salon-de-Provence.

Un maillon qui construit le futur ?

Au-delà de l'extension de l'existant, La Gandonne s'inscrit donc plus largement dans une réflexion d'aménagement.

« L'idée est d'aller pas à pas, d'avoir une réflexion de territoire. Notre ambition est de réussir La Gandonne ». Et si d'autres projets sont dans les tuyaux - comme à quelques kilomètres de là sur 8 hectares à Saint-Chamas - c'est dans la complémentarité que tout doit s'envisager.

« Nous ne sommes pas dans la concurrence. L'essentiel est d'avoir la meilleure maind'oeuvre possible, que les autres acteurs économiques nous fassent confiance et profitent de notre dynamisme ». L'extension de la Gandonne sera opérationnelle d'ici la fin de l'année.

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