Ce que le Festival des Antiques de Glanum apporte à St Rémy de Provence

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(Crédits : DR)
Avec son concept visant à réunir théâtre, poésie et musique, l'événement initié par Dominique Oger en 2015 joue un rôle dans le dynamisme économique du territoire.

Si l'idée première était de donner vie à un lieu d'échanges faisant la part belle aux textes et à la musique, on sait bien que tout événement culturel ne s'exonère jamais de son impact économique.

Né en 2015, porté par l'association Musicades et Olivades que préside Dominique Oger, le Festival des Antiques de Glanum s'est construit autour d'un cadre racontant en trois jours, une histoire, appuyée évidemment sur des thèmes liées à l'Antiquité.

Un parti pris qui s'inscrit dans l'Histoire du lieu et qui fait plus que réunir des mélomanes avertis. Car l'objectif Dominque Oger c'est de faire en sorte que le village des Alpilles soit placé sur la carte du monde musical.

Promotion

Le Festival est en quelque sorte l'ultime  concrétisation en date d'un investissement impulsé depuis 2010 par Musicades et Olivades, investissement qui s'est traduit par l'organisation des multiples concerts mais aussi par une implication éducative qui via un partenariat avec la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles a permis la promotion de la musique classique auprès des élèves du territoire.

C'est en 2015 que le Festival naît, s'appuyant sur un travail mené avec le Centre des Monuments nationaux et la commune de Saint-Rémy de Provence. Avec cette ambition : conjuguer théâtre et musique autour de thèmes liés à l'Antiquité.

Quel financement ?

Mais quid du modèle économique ? Une question souvent pour ne pas dire toujours cruciale qui se pose au monde culturel. Le Festival des Antiquités de Glanum pose son financement via la billetterie et le mécénat, le premier représentant un tiers et le second, deux tiers. Le mécénat qui est donc une manne essentielle. Merci les dispositifs fiscaux dit Dominique Oger rappelant que le régime fiscal français exonère d'impôt sur les sociétés les entreprises à hauteur de 60 %, et les particuliers d'impôt sur le revenu à hauteur de 66 %. "Nos mécènes sont une quarantaine de bienfaiteurs installés dans les Alpilles. Ainsi qu'une douzaine d'entreprises privées".

Impact

Evidemment, un tel événement apporte sa pierre à l'édifice touristique. "L'impact se joue surtout sur l'image", note Dominique Oger. "Le tourisme est déjà acquis. Mais il n'existait pas de contenu culturel à Saint-Rémy de Provence. Le festival contribue à tirer l'image vers le haut plus qu'un impact touristique immédiat". Pourtant l'événement grandit vite. Il dispose pour cette édition de 700 places, elles étaient 500 l'an dernier. Une montée en puissance qui se joue aussi du côté des musiciens, au nombre de 40 pour l'édition 2017, soit le double de l'édition 2016. La musique fait donc plus qu'adoucir les mœurs...

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