Thomas Camponova : "Les TPE/PME sont prêtes à recruter si les fonds suivent"

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(Crédits : DR)
Pour passer un palier supplémentaire Initiative Marseille Métropole a besoin de nouveaux partenaires. C'est l'appel lancé par son directeur.

La Tribune - De quels outils dispose Initiative Marseille Métropole ?

Thomas Camponova - L'outil phare, c'est le prêt d'honneur. Il s'agit de prêts à taux zéro qui génèrent de fait un effet levier en participation à l'apport financier du chef d'entreprise. Ce qui va déclencher le prêt bancaire, d'autant que nombre de banques sont nos partenaires et font partie de notre jury. On injecte ainsi sur le territoire 11 M€, un chiffre qui comprend non seulement les PTZ mais aussi les prêts bancaires conclus entre les entrepreneurs et les établissements bancaires (1,5 M€ de PTZ et 9,5 M€ de prêts bancaires, soit un effet levier de 5,7 NDLR). En interne, nous gérons donc une enveloppe de prêts, des fonds publics puisque ce sont les collectivités qui abondent. Autre outil, nous mettons en place du parrainage. Concrètement, des retraités, anciens cadres ou entrepreneurs, vont épauler les jeunes créateurs. En 2016, 160 parrainages étaient en cours, dont 88 nouveaux accompagnements. Une action qui contribue à la longévité de l'entreprise... IMM se prévaut d'un taux de pérennité allant au-delà de 80 %, des entreprises qui passent donc le cap fatidique des trois ans. Au total, 218 entreprises ont été suivies en 2016 et 174 entreprises ont été soutenues financièrement. En cumulé, 372 emplois ont été créés ou maintenus.

Prêts d'honneur et mentoring, ce sont aussi les outils d'autres réseaux, type entreprendre. Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à ces derniers ?

Nous n'agissons pas sur la même cible. A IMM, nous sommes essentiellement centrés sur les TPE. Il s'agit de commerces traditionnels, d'entreprises du secteur CHR, des services aux entreprises et aux particuliers. Nous nous focalisons aussi sur la reprise d'entreprises.

Comment se mettent en œuvre les connexions avec vos partenaires publics ?

Nous sommes engagés avec les collectivités sur différentes actions. On peut citer le projet des boutiques à l'essai, un dispositif qui sera lancé courant 2018. Il permettra au créateur d'entreprise de bénéficier d'un commerce, d'un bail, d'un local à prix réduit. Ce qui va lui permettre de tester son activité à moindre frais. De fait, nous contribuons à la dynamisation des centres-villes. Par ailleurs nous sommes aussi en réflexion avec le Conseil régional en vue d'apporter de nouvelles solutions sur la reprise d'entreprise, qui répond à des enjeux importants. Tout cela, c'est de l'ancrage territorial. Mais nous avons besoin de resserrer plus encore les liens avec les communes de la Métropole.

Vous avez réunit les acteurs économiques récemment, pourquoi ?

L'idée, c'est d'identifier les besoins des élus, leurs attentes, leur présenter les nouveaux outils que nous avons développés. Exemple avec Alyzé, qui vise à mettre en œuvre un mécénat de compétences. Concrètement, il s'agit pour les grandes entreprises de venir en appui aux TPE afin qu'elles puissent se développer. Elles ont besoin d'un site internet ou d'une gestion optimisée des ressources humaines. Le cadre en charge de ces fonctions chez le mécène va venir en appui à la TPE, tout au moins pour offrir un premier service et identifier clairement les besoins avant de faire appel à un prestataire de service. Nous sommes en relation avec la CEPAC qui mobilise ainsi ses cadres de la sorte. Autre dispositif proposé dans le cadre d'Alyzé, un prêt d'honneur croissance, ou PHC, qui va aider la TPE à poursuivre son développement. Condition sine qua non à l'obtention de ce prêt à taux zéro : permettre la création d'au moins un emploi en CDI.

De quels outils dispose Initiative Marseille Métropole ?

L'outil phare, c'est le prêt d'honneur. Il s'agit de prêts à taux zéro qui génèrent de fait un effet levier en participation à l'apport financier du chef d'entreprise. Ce qui va déclencher le prêt bancaire, d'autant que nombre de banques sont nos partenaires et font partie de notre jury. On injecte ainsi sur le territoire 11 M€, un chiffre qui comprend non seulement les PTZ mais aussi les prêts bancaires conclus entre les entrepreneurs et les établissements bancaires (1,5 M€ de PTZ et 9,5 M€ de prêts bancaires, soit un effet levier de 5,7 NDLR). En interne, nous gérons donc une enveloppe de prêts, des fonds publics puisque ce sont les collectivités qui abondent. Autre outil, nous mettons en place du parrainage. Concrètement, des retraités, anciens cadres ou entrepreneurs, vont épauler les jeunes créateurs. En 2016, 160 parrainages étaient en cours, dont 88 nouveaux accompagnements. Une action qui contribue à la longévité de l'entreprise... IMM se prévaut d'un taux de pérennité allant au-delà de 80 %, des entreprises qui passent donc le cap fatidique des trois ans. Au total, 218 entreprises ont été suivies en 2016 et 174 entreprises ont été soutenues financièrement. En cumulé, 372 emplois ont été créés ou maintenus.

Prêts d'honneur et mentoring, ce sont aussi les outils d'autres réseaux, type entreprendre. Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à ces derniers ?

Nous n'agissons pas sur la même cible. A IMM, nous sommes essentiellement centrés sur les TPE. Il s'agit de commerces traditionnels, d'entreprises du secteur CHR, des services aux entreprises et aux particuliers. Nous nous focalisons aussi sur la reprise d'entreprises.

Comment se mettent en œuvre les connexions avec vos partenaires publics ?

Nous sommes engagés avec les collectivités sur différentes actions. On peut citer le projet des boutiques à l'essai, un dispositif qui sera lancé courant 2018. Il permettra au créateur d'entreprise de bénéficier d'un commerce, d'un bail, d'un local à prix réduit. Ce qui va lui permettre de tester son activité à moindre frais. De fait, nous contribuons à la dynamisation des centres-villes. Par ailleurs nous sommes aussi en réflexion avec le Conseil régional en vue d'apporter de nouvelles solutions sur la reprise d'entreprise, qui répond à des enjeux importants. Tout cela, c'est de l'ancrage territorial. Mais nous avons besoin de resserrer plus encore les liens avec les communes de la Métropole.

Vous avez réunit les acteurs économiques récemment, pourquoi ?

L'idée, c'est d'identifier les besoins des élus, leurs attentes, leur présenter les nouveaux outils que nous avons développés. Exemple avec Alyzé, qui vise à mettre en œuvre un mécénat de compétences. Concrètement, il s'agit pour les grandes entreprises de venir en appui aux TPE afin qu'elles puissent se développer. Elles ont besoin d'un site internet ou d'une gestion optimisée des ressources humaines. Le cadre en charge de ces fonctions chez le mécène va venir en appui à la TPE, tout au moins pour offrir un premier service et identifier clairement les besoins avant de faire appel à un prestataire de service. Nous sommes en relation avec la CEPAC qui mobilise ainsi ses cadres de la sorte. Autre dispositif proposé dans le cadre d'Alyzé, un prêt d'honneur croissance, ou PHC, qui va aider la TPE à poursuivre son développement. Condition sine qua non à l'obtention de ce prêt à taux zéro : permettre la création d'au moins un emploi en CDI.

Vous ne vous focalisez donc pas uniquement sur les entreprises au stade de la création...

Les outils de développement économique, ils servent aussi à dynamiser les entreprises existantes. Et le besoin est là : Alyzé à peine lancé, a déjà permis de créer 18 emplois entre mars 2017 et juillet 2017. Cela montre que les entreprises sont prêtes à recruter, mais pour cela elles nécessitent des fonds. Et pour les appuyer, nous avons besoin nous-mêmes d'une enveloppe plus conséquente... Ce qui veut dire que nous souhaiterions multiplier les partenaires publics. Alyzé est un outil qui ne demande qu'à se développer. Or, nous n'avons qu'un seul agent sur le terrain. Si nous disposions au moins d'un second, nous serions plus efficients. L'un pourrait se focaliser sur l'Est du territoire, l'autre sur l'Ouest. Car la bonne démarche, c'est bel et bien d'occuper l'espace, de démultiplier les permanences, d'être plus réactif. De quoi remplir notre objectif de 600 créations de postes d'ici 2020.

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