Comment MonacoTech poursuit son recrutement de startups

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(Crédits : DR)
L'incubateur/accélérateur créé par l'Etat monégasque, Monaco Telecom et Xavier Niel a choisi dix nouvelles entreprises prometteuses pour venir entreprendre sur le Rocher. Avec des spécialisations tournées cleantech, biotech et yachting.

La rigueur monégasque n'est donc pas une légende. Après un faire-part de naissance au printemps, MonacoTech est six mois plus tard l'heureux coordinateur de 15 startups. Des entreprises et projets comme le veut la formule consacrée, au potentiel de croissance pressenti. De jolis bébés qu'il va falloir faire pousser.

Ecosystème nourri

Après les cinq startups choisies par un jury constitué de spécialistes de la question entreprenariale, financière et nouvelles technologies en juillet, dix nouvelles startups - sur les 105 dossiers présentés - ont été à leur tout adoubées pour rejoindre l'incubateur/accélérateur monégasque.

Et comme l'avait alors expliqué Fabrice Marquet, le directeur de MonacoTech, à La Tribune, la volonté était bien de faire en sorte que la seconde sélection vienne compléter la première, aussi bien en terme de profils, de secteurs d'activité et de phases de maturation. Une façon de générer un écosystème qui s'alimente des différents composants et qui soit capable de créer du lien entre jeunes entrepreneurs. "L'idée est de mettre en présence des expériences qui peuvent s'apporter l'une, l'autre".

Cleantech, biotech, etc...

Après les drones, l'IoT et la fintech, voici donc le bateau élégant et électrique de Lanéva, le ciment qui pollue moins imaginé par Nanotek Materials, Teale, le gestionnaire d'énergie intelligent grâce à la data qui vise les bâtiments et centres commerciaux. Il y a aussi les dispositifs médicaux de Novetech Surgery, Phyg, Surgisafe, auquel s'ajoute Coraliotech qui vise à valoriser les substances issues du monde marin et qui s'est rapproché du Centre Scientifique de Monaco. Dans le yachting aussi, l'application imaginée par Yachtneeds compte répondre aux besoins quotidiens des capitaines, équipages et des professionnels à terre et permet la recherche géolocalisée de services et produits dans 600 ports et marinas. Plus glamour, Gangz se présente comme une agence de booking numérique pour les hôtesses, acteurs, extras. Désireux d'un événementiel intelligent, Linkyourleasure se veut un réseau social dédié à la planification de loisirs et qui pourrait bien trouver à s'entendre avec Hyve, la startup qui développe une solution permettant d'acheter, offrir ou revendre le billet d'un concert, d'un spectacle ou de tout autre événement de manière sécurisée, choisie en juillet dernier.

Et de trois

Les premières startups ont rejoint les 820 m2 dédiés à l'incubateur/accélérateur au sein de Monaco Telecom ces derniers jours. L'inauguration officielle avec rubans à couper est programmée pour début novembre. Un troisième appel à projets sera lancé mais sans doute pas avant début 2018. MonacoTech, comme l'a rappelé en juin dernier dans un entretien à La Tribune Jean Castellini, le conseiller de gouvernement, Ministre des Finances et de l'Economie, doit permettre de porter l'image économique de la Principauté et d'attirer les talents. C'est là le souhait de bien des territoires. L'envergure internationale de Monaco joue apparemment à plein. Car les 15 startups choisies viennent de France mais aussi du Canada, d'Israël ou de Grande-Bretagne. Des succès monégasques en puissance ?

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