Jean-Paul Bailly : "thecamp est le camp de base de ceux qui vont explorer l'avenir"

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Jean-Paul Bailly, actuel président du comité d'orientation du campus thecamp (depuis 2015), ancien Pdg de la RATP et du Groupe La Poste, a été nommé pour assurer la présidence par intérim et gérer la transition.
Jean-Paul Bailly, actuel président du comité d'orientation du campus thecamp (depuis 2015), ancien Pdg de la RATP et du Groupe La Poste, a été nommé pour assurer la présidence par intérim et gérer la transition. (Crédits : Reuters)
Président du comité d'orientation, il assure aujourd'hui la présidence par intérim. Disrupteur en son temps, lorsqu'il dirigeait La Poste et la RATP, il redit combien la réalité a rejoint la fiction imaginée par Frédéric Chevalier.

LA TRIBUNE - thecamp est opérationnel, quel est votre état d'esprit ?

JEAN-PAUL BAILLY - En effet, thecamp est opérationnel. Nous sommes dans l'émotion des premières fois. Nous découvrons ce lieu fini, conforme au projet architectural et au rêve de Frédéric. Ce qui illustre le mieux ce qu'est thecamp, c'est qu'il est ce camp de base qui réunit ceux qui vont partir explorer, ceux qui se préparent à mieux conquérir l'avenir, ceux qui vont participer à la construction d'un monde positif et solidaire, où chacun a sa place. thecamp est un point de départ, il n'est lui-même pas exactement le même qu'il y a un an ou deux. Il s'est construit beaucoup par la discussion avec les premières entreprises partenaires. Car toutes les entreprises ont des projets d'innovation. Elles vont pouvoir les accélérer ici. Nous avons l'ambition pour 2018 d'accueillir 40 startups et des milliers campers. Un camper, ce n'est pas un cadre ou un étudiant, c'est plus global. Ici, nous prévoyons une navette autonome, capable de transporter les campers jusqu'à thecamp. La Poste va tester la livraison de courrier par drones...

Quelles sont les prochaines étapes de développement de thecamp ?

Il existe déjà beaucoup de programmes structurés. Le reste se construira ensemble. Nombreuses sont les entreprises qui vont venir découvrir le lieu. L'année 2018 sera une année bêta, de construction et d'expérimentation. Tous y trouveront ce dont ils ont besoin pour progresser. Nous nous inscrivons dans une dynamique de progrès. En juin 2018, nous organiserons un grand événement, qui servira de conclusion à une année de transition. Pour ce qui est de la gouvernance, la réflexion se poursuit et une nouvelle gouvernance, forcément disruptive, agile et mieux adaptée à nos enjeux, sera annoncée à la fin de l'année.

Comment thecamp est-il perçu à l'international ?

thecamp suscite beaucoup d'intérêt, car notre équipe intègre des membres de la communauté internationale. Ce qui intéresse, c'est l'écosystème public-privé, le modèle pertinent pour réfléchir le monde de demain à l'échelle des territoires. Sur ces sujets, nous dialoguons avec C40, un réseau de métropoles qui s'associent pour répondre aux défis environnementaux. Il y aura des événements avec le MIT, la Singularity University, des fonds chinois aussi nous regardent. L'intérêt mondial grandit.

On parle de transformation digitale, de l'impact de l'intelligence artificielle, comment thecamp peut-il déjà réfléchir aux prochains sujets économico-sociétaux ?

Il faut que la technologie soit au service de l'humain, et non l'inverse. Les valeurs de thecamp, c'est aider à construire un monde plus positif. Il existe de vrais challenges. Dont celui de mener un travail autour de l'éducation. L'équation juste, c'est « technologie = transformation = égalité des chances. »

Propos recueillis par Laurence Bottero

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