Que prévoit l'éco-quartier Marenda-Lacan à Antibes ?

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(Crédits : DR)
Ce programme qui mixte logements, commerce et cinéma préfigure surtout un réaménagement du centre-ville qui doit retrouver dynamisme et attractivité. Une problématique finalement très générale.

Ce qui est vrai ailleurs est vrai à Antibes. Les centres-villes, ces zones parfois délaissées, sont aussi synonymes du comportement de la conjoncture locale et les programmes qui s'y installent doivent forcément prendre en compte cette dimension socio-économique.

Posé dans le vieil-Antibes, lieu touristique à l'architecture restée "dans son jus", l'éco-quartier Marenda-Lacan est stratégique pour Antibes. Géographiquement situé non loin du port du IIIème millénaire, un projet qui mobilise 135 M€ d'investissement, il doit justement accompagner cet aménagement haut-de-gamme dont l'objectif est d'en faire rien de moins qu'une référence méditerranéenne. L'enjeu est clair, l'objectif précis : "renforcer un lieu en fragilité, réimplanter du commerce en cœur de ville", explique Jean-Baptiste Rachou Peraldi, le directeur promotion de BNP Paribas Immobilier à Nice qui a remporté l'appel d'offre lancé par la SPL Antipolis Avenir, en mars dernier.

Injection d'énergie

"Nous venons injecter de l'énergie", s'enthousiasme le promoteur, le programme prévoyant 200 logements, 280 parkings souterrains, 4 600 m2 de commerces et un cinéma multiplexe de 8 salles pour une surface de 4 000 m2. Pas un petit chantier et même un énorme challenge tant ce projet est d'importance pour la dynamique économique de la deuxième ville des Alpes-Maritimes. "La diversité du programme fonctionne bien et le sécurise". Une mixité désormais très souvent de mise.

"Le port est moderne, le centre, très ancien. Nous ne voulions pas dénaturer l'écriture du Vieil-Antibes mais avoir une traduction contemporaine de la philosophie du lieu", souligne encore Jean-Baptiste Rachou Peraldi. La conception architecturale a été confiée à l'agence Brenac & Gonzalez (Prix Eiffel 2017 pour l'ensemble de bureaux BeOpen, à Paris NDLR), François Leclerc et Frédéric Ducic. "Ce qui demeurera dans 50 ans, c'est le projet architectural", tient à souligner le directeur Promotion BNP Paribas Real Estate à Nice.

Concertation

Pour s'inscrire correctement dans le "cahier des charges" et générer un attrait réel, il est essentiel de penser correctement à la typologie de commerces devant y prendre place. Les commerçants déjà installés sont associés à la recherche d'implantations de nouvelles enseignes positionnées haut-de-gamme. Tout l'espoir d'une redynamisation de fréquentation est mis dans le rooftop de l'ensemble qui doit séduire une clientèle de touristes et autochtones. "La vue qu'il proposera sur Antibes et la mer sera unique. L'origami en façade du multiplexe vient apporter un élément différenciant supplémentaire".

Energie recyclée

Comme tout éco-quartier qui se respecte, il existe une dimension durable. Dalkia apporte son expertise dans le projet pour une utilisation d'énergie 100 % renouvelable. Si l'on connaît bien les boucles à eau de mer, ici il s'agit de créer un réseau chaud/ froid qui sera alimenté par la récupération de chaleur sur les eaux usées de la station d'épuration. Des outils de monitoring, de stockage, recharge et délestage seront également installés pour un pilotage intelligent.

Si le terrain a nécessité un investissement de 28,5 M€, le coût global n'est pas connu. Des palissades colorées entourent pour l'heure le chantier. Le calendrier, lui, prévoit le début des livraisons dès 2020, le cinéma dans un premier temps, puis les logements.

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