Où en est Educ'Azur ?

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(Crédits : DR)
Le cluster dédié à l'e-éducation, basé à Sophia-Antipolis, continue de se structurer, d'autant que les acteurs économiques locaux et l'Université regardent de plus en plus dans son sens. Et c'est justement ce qu'elle attend.

Ce n'est pas forcément le premier secteur d'activité qui paraît représentatif du territoire azuréen. Pourtant, l'éducation numérique fait désormais partie des axes qui le structurent. La naissance, en mars 2016, du cluster Educ'Azur va exactement dans ce sens : réunir et coordonner les actions et les réflexions, accélérer les entreprises, créer du lien avec les chercheurs et les organismes dédiées, embarquer dans l'aventure les collectivités publiques et les établissements d'enseignement... tout cela dans un contexte où l'EdTech est une filière d'avenir et la concurrence, évidemment mondiale. D'ailleurs l'ambition d'Educ'Azur est de prendre le leadership européen rapidement.

Fondée par 12 membres, en comptant actuellement 21, le cluster sophipolitain entre dans une nouvelle phase de son développement. Le départ durant l'été de Fabrice Moizan qui a passé les rênes de Gayatech, sa startup capable de générer des quizz automatiques et jeux, à Qwant, laisse le cluster orphelin de son secrétaire général. Ce qui engendre forcément l'organisation prochainement d'un nouveau conseil d'administration.

Ensemble de la chaîne de valeur

Mais les défis sont aussi ailleurs. "L'Université doit s'approprier le sujet", dit Gérard Giraudon, le président d'Educ'Azur et par ailleurs directeur de l'INRIA à Sophia-Antipolis. Frédérique Vidal, l'ancienne présidente de l'UNS n'avait pas caché sa volonté de s'investir dans le développement du cluster. Aujourd'hui en tant que ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche peut-elle - (va-t-elle ?) lui mettre davantage le pied à l'étrier ? "Nous avons une bonne visibilité au niveau national", concède Gérard Giraudon.

Localement, c'est un pôle d'excellence numérique qui a été créé en septembre avec la ville de Valbonne et l'Education nationale. Ici on parle de méthodes d'apprentissage innovantes. Civiscol, la solution développée spécifiquement par l'entreprise Educlever pour les communes a été choisie comme outil d'accompagnement scolaire en ligne, GeekSchool enseigne la programmation numérique et imusic-school distille des cours de musique en ligne. "La volonté est de développer l'apprentissage, l'algorithmie... Et c'est aussi une façon d'amener la culture numérique vers les parents", indique Gérard Giraudon.

Secteur en croissance

Voilà donc un assez bon exemple de ce que peuvent faire ensemble les entreprises de l'EdTech. Un secteur qui par ailleurs affiche une bonne santé et une certaine activité. Selon l'étude publiée en mars dernier conjointement par Deloitte et la Caisse des Dépôts, le nombre d'entreprises qui se créent depuis 3 ans augmente de 47 %. Ce sont majoritairement des startups, mais aussi des PME et quelques associations. Ce sont surtout des pépites qui, à 95 %, affichent un chiffre d'affaires de 500 000 euros et se positionnent en BtoB.

Sur le territoire azuréen, Qwant Junior qui capitalise sur la technologie de Gayatech, Teach on Mars qui enregistre une croissance de 150 % ou encore CrossKnowledge qui affiche un chiffre d'affaires de 731 M€, sont parmi les edtechs les plus performantes.

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