Fabrice Greffet : "L'employabilité est la clé du marché du travail"

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(Crédits : Cyril Chauvin)
Indicateur avancé de la bonne tenue de l'emploi, l'intérim est pourtant encore mal considéré alors qu'il s'accorde avec les évolutions sociétales estime le président du Prism'emploi PACA.

L'intérim c'est un peu comme le BTP, quand il va, tout va. Et comme les chiffres tant nationaux que régionaux poussent vers le haut, - + 8,6 % en septembre en PACA - ça va donc bien sur le front économique.

Des chiffres qui ne peuvent donc que réjouir Fabrice Greffet. Cependant, c'est surtout le regard porté sur l'intérim qui froisse le président du Prism'Emploi régional, déçu par exemple que le succès rencontré par le CDI intérimaire ne soit pas mieux valorisé. Un dispositif qui après semble avoir aussi séduit les PME, dit-il, rappelant que "Prism'emploi a renforcé son action et son travail de pédagogie auprès de l'ensemble de ses adhérents pour nous encourager à aller dans cette voie, convaincre des atouts du CDI intérimaire et accélérer ainsi le rythme des signatures".

Faire connaître

Car il y a des idées reçues sur le sujet que balaye Fabrice Greffet. Oui l'indemnité de fin de mission en tant que telle n'existe plus. Non un salarié en CDII n'est pas dans l'obligation d'accepter une mission qui sortirait du cadre des termes du contrat qu'il a signé. Et de rappeler que "l'ambition de la profession en créant ce contrat est de fidéliser les intérimaires et d'apporter de la sécurisation dans les parcours professionnels tout en leur permettant d'améliorer leur employabilité, élément capital pour s'insérer durablement sur le marché du travail". Et de démontrer, chiffres à l'appui, que le CDII fonctionne puisque l'objectif initial de 20 000 signatures en 3 ans a été dépassé, à 21 500 signés à août 2017.

Rester souple

Car le voilà le vrai sujet : la fléxibilité en terme d'emploi est bien une demande des chefs d'entreprises qui régulièrement montent au créneau pour dire que le manque de souplesse bride leur possibilités de développement, quand ce ne sont pas les nouvelles générations, Z ou Millenials qui obligent à comprendre que l'on n'emploiera plus demain comme aujourd'hui. "Le recours aux agences d'emploi permet à certains secteurs de résister et de se renforcer en accentuant leur réactivité face à la conjoncture et à leurs clients. Ces gains de flexibilité s'accompagnent de gains de productivité qui permettent de rester compétitifs et qui incitent à ne pas délocaliser l'activité de production", commente le président régional.

Un sujet qui a été largement évoqué lors du World Employment Confederation qui s'est tenue à Paris en septembre dernier réunissant 500 participants venus de 40 pays différents. Avec un thème accrocheur : l'innovation sociale comme atout pour libéraliser le marché du travail.

"Pour libérer le marché du travail, il faut libéraliser le social. Il faut préparer les métiers de demain, et les entreprises qui ne s'adapteront pas auront des difficultés. Nous allons passer d'une société d'individus à une société de personne. La sécurisation des parcours, la flexi-sécurité font partie du cercle vertueux". Et la formation doit aussi faire partir du dispositif. "La contribution à la formation repose sur les entreprises. C'est la formation qui est l'outil d'ajustement qui permet de passer d'un emploi à l'autre. L'employabilité est la clé du marché du travail de demain. Et l'intérim fait partie intégrante des solutions".

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