Comment Ideol se distingue dans l'éolien flottant

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Ideol, basée à La Ciotat, développe des éoliennes flottantes
Ideol, basée à La Ciotat, développe des éoliennes flottantes (Crédits : DR)
La PME basée à La Ciotat développe un concept d'éolienne flottante à base de béton, différente de ce que proposent les autres acteurs du marché, et qui concurrence l'éolien posé. La première expérimentation est prévue pour l'été 2016.

2016 devrait être l'année de la concrétisation pour Ideol, PME de 60 salariés, créée il y 5 ans à La Ciotat et qui s'est engagée dans l'éolien flottant. Un parti pris qui s'explique techniquement majoritairement parce qu'au-delà de 30 à 40 mètres, l'éolien posé n'est plus économiquement compétitif. Les potentiels de développement de l'éolien flottant sont donc plus importants notamment parce qu'installées au large, les éoliennes ont un impact visuel moindre.

Rupture technologique

C'est comme cela qu'a été pensée la solution Damping Cool, un système breveté, calqué sur le monde du offshore para-pétrolier, qui se présente en forme d'anneau carré, capable de par cette forme de résister aux ballotements de l'eau et de s'adapter également à tout type d'éolienne standard quelque soit son type, sa taille et sa puissance.

"C'est une réelle innovation de rupture. Nous sommes partis d'une feuille blanche en regardant ce que voulait le marché. L'éolien flottant possède un réel potentiel - le vent est plus fort au large, là où la mer est plus profonde - mais il fallait une solution compacte, qui puisse être construire partout et qui s'adapte à tout type de turbine. Ce qui nous permet de nous positionner sur le marché des éoliennes posées", explique Bruno Geschier, responsable marketing et communication de l'entreprise.

Avec des mensurations compactes - entre 35 à moins de 55 mètres de côté - la solution d'Idéol permet de maîtriser les coûts logistiques de construction, tandis que le choix d'utiliser le béton et non l'acier contribue également à cette politique de coûts maîtrisés.

Tests en bassins

Pour l'heure les tests en bassin semblent confirmer la fiabilité technique du système. Avoir été retenu par le gouvernement japonais dans le cadre d'un consortium attaché à tester différentes technologies flottantes sonne aussi comme une validation du concept. "C'est notre référence caviar", analyse Bruno Geschier. L'été prochain, c'est au large du Croisic, sur le site d'essai SEM-REV de l'Ecole Centrale de Nantes qu'Ideol équipera le démonstrateur fabriqué par Bouygues Travaux Publics dans le port de Saint-Nazaire. Baptisée Floatgen, cette éolienne sera la première éolienne installée en mer au large des côtes françaises.

"Notre solution répond aux attentes de demain, elle prend le relais là où d'autres technologies démontrent leur limite en terme de coûts ou de dimension", assure Bruno Geschier.

Engagée dans une stratégie de développement, Idéol a recruté dernièrement un Development Manager pour l'Europe du Nord, marché porteur, "afin d'évangéliser et rendre notre technologie incontournable". L'arrivée également d'un Country Manager pour le Japon correspond à une l'obligation d'une "présence locale afin de faire de la prescription et de sensibiliser les décideurs politiques nationaux". Enfin, Idéol génère du chiffre d'affaires plus tôt qu'envisagé par son équipe dirigeante, lequel se monte à 4 M€. Une levée de fonds est envisagée dans les prochains mois.

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