Pourquoi Mains Lib’ se positionne en PACA

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Mains Lib' est déjà présent à Marseille et Nice et fait du sud-est un axe de développement primordial.
Mains Lib' est déjà présent à Marseille et Nice et fait du sud-est un axe de développement primordial. (Crédits : DR)
Le centre commercial marseillais des Terrasses du Port à Marseille et celui de Nice Étoile seront désormais équipées de bornes Mains Lib’, service gratuit dédié aux motards. Deux premières étapes pour la start-up éponyme, qui prévoit de s’implanter de façon conséquente en PACA.

Depuis le début du mois de mars, Marseille et Nice, se prêtent à la mise en place d'un service d'un genre nouveau. Son nom ? Mains Lib'. En quelques mots, il s'agit de bornes composées de compartiments dédiés aux motards. Une sorte de consigne qui leur permet de déposer leur casque et de verrouiller ledit compartiment à l'aide d'un code à 4 chiffres, au lieu de le garder en mains lors du shopping ou de sorties diverses. Les deux premières bornes ont été installées aux Terrasses du Port au début du mois de mars. Une troisième élira bientôt domicile à Nice Etoile. Gratuit pour les motards, ce service est financé par les centres commerciaux, louant les bornes à l'entreprise Mains Lib'. Et il devrait être apprécié, au vu du nombre de motos et de scooters évalué dans le Sud de la France. C'est principalement pour cette raison d'ailleurs que PACA a été choisi comme nouveau terrain de conquête, après Paris : 12% des véhicules y seraient des deux-roues.

Bientôt au Vélodrome ?

Pour François Jaubert, l'un des trois fondateurs avec Thomas Deville et Eric Delalande, ces installations ne figurent qu'une première étape vers un plan de développement plus conséquent. Sur la seule ville de Marseille, sur laquelle l'équipe concentre son offensive pour l'instant, l'objectif est d'installer une trentaine de bornes dans les mois à venir.

"Nous avons d'ores et déjà approché d'autres infrastructures, salles de concerts, musées, gares, aéroport... le but étant de proposer ce service partout où les casques peuvent embarrasser leur propriétaire. On nous réserve plutôt bon accueil et avec certains, la discussion est déjà engagée. Sans doute attendront-ils de voir ce qu'il se passe aux Terrasses du Port, dont les deux bornes font figure de test. Toutefois, les premiers chiffres quant à l'utilisation de ces dernières devraient nous conforter dans notre démarche car ils sont bons. Sur le temps du week-end suivant l'installation, plusieurs dizaines d'utilisateurs ont été dénombrées".

A noter qu'une nouvelle borne à éléments modulables, actuellement en prototypage et bientôt lancée à son tour, leur permettra de conquérir d'autres marchés et de s'adresser notamment aux stades. Le Vélodrome est bien entendu visé en première ligne.

A l'international dès septembre

Simple peut-être, mais il fallait y penser. "L'idée m'est venue lors d'un voyage en Chine", raconte François Jaubert.

"Là-bas, le système existait pour déposer son parapluie. J'ai trouvé l'idée judicieuse et j'ai eu l'envie de le dupliquer en France, mais ici, cela n'a pas eu le succès escompté. Nous avons toutefois conservé le principe et réfléchi à qui le dédier. En croisant des motards encombrés, l'idée a germé".

Mains Lib' est donc créée en 2014 dans la Capitale. Après une phase de conception et de fabrication du produit en Vendée, une première vague d'installation de 50 bornes a été lancée à Paris. Très bien accueillies par les motards, elles ont donc prouvé leur utilité, avec quelque 20 000 casques déjà déposés. Un premier succès qui a donc mené l'équipe des trois fondateurs à diriger leur attention vers le Sud de la France. "Devraient suivre Lyon et Toulouse. Dans le même temps, nous nous attellerons aussi à développer le produit à l'international. Dès septembre, Mains Lib' sera présent à Barcelone, forte d'un taux de 20% de deux roues. Soit un véhicule sur cinq ! Et début 2017, nous nous lancerons à Madrid, Milan, Rome et Genève". Les objectifs en termes de chiffre d'affaires, quant à eux sont ambitieux : 400 K€ pour l'exercice 2016, et pas moins de 2 M€ en 2017, avec une projection de 700 bornes en activité.

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