L'ambition d'Officinéa dans la beauté green connectée

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(Crédits : DR)
Des produits cosmétiques naturels et une touche de numérique via des applis pour l'usage quotidien, c'est la formule déclinée par le laboratoire installé à Grasse. Parce que la chimie verte est (aussi) l'avenir de la filière.

La famille de la cosmétique naturelle est une grande famille, avec des marques qui éclosent, d'autres qui ont du mal à sortir du cercle fermé des afficionados. Sur le sujet - qui émerge indéniablement - il est un ingrédient tout aussi essentiel que par ailleurs, celui de la différenciation. Pour Officinéa, cela part du constat que chaque jour, par l'application de différents produits, crèmes, sérums ou autre, une femme applique sur sa peau une centaine d'ingrédients chimiques. Et parmi lesquels certains pouvant être nocifs. D'où l'orientation prise par le laboratoire implanté à Grasse, de "contribuer à changer le monde de la cosmétique en développant des soins à la pointe de la chimie verte, ultra clean et qui surtout qui marche vraiment", indique Candice Colin, sa co-fondatrice.

Cercle vert...ueux

Née en juillet 2013, Officinéa s'appuie en R&D sur l'expertise de Claire Gagliolo, co-fondatrice avec Candice Colin de la marque qui comptabilise désormais 14 produits, déclinés en crèmes, baumes, sérums, masque ou huile. Les travaux de R&D utilisent notamment le laboratoire du Master Foqual de l'Université de Nice, installé au sein de la pépinière InnovaGrasse, qui est elle dédiée aux entreprises du secteur de la parfumerie, de la cosmétique et des saveurs. Certains tests, de bactériologie notamment, sont effectués par une entreprise de la pépinière dont c'est la spécialité. Les fournisseurs sont également locaux ou régionaux hormis le flaconnage qui est réalisé en Italie.

Une touche de numérique

Mais pour aller plus loin dans la différenciation et dans l'idée d'une cosmétique sans toxicité, Officinéa a créé en interne une application mobile baptisée Clean Beauty, lancée début février, et qui permet via la photo de la liste des ingrédients constituant le produit de beauté, de déterminer en quelques secondes si celle-ci contient des produits nocifs comme par exemple les perturbateurs endocriniens, les allergènes ou les nanomatériaux. Car il ne faut pas omettre les possibles mélanges cocktail, la réglementation ne prenant pas en compte l'effet cumulatif. En quatre semaines, 22 000 téléchargements ont été comptabilisés. Cette première incursion dans le monde de la beauté numérisée sera prochainement suivie par une seconde application, pour l'heure encore en développement, mais que Candice Colin assure être "hyper innovante". Car l'ambition du laboratoire grassois est de véritablement devenir référent en matière de beauté green connectée, "le développement des nouvelles technologies venant apporter une valeur ajoutée inédite dans ce secteur", dit la présidente de la PME qui emploie 6 salariés et qui n'en n'oublie pas non plus le développement via le réseau de vente directe. Pour l'heure constitué de 200 conseillères à travers l'Hexagone, l'objectif est de le faire grossir pour atteindre 1 000 à 2 000 spécialistes. Comme quoi numérique et tradition c'est une formule qui gagne.

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