Agostino Pesce, l'art de reprendre la balle au bond

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En 1997, un an après son installation à Nice, Agostino Pesce participe à la création de la Chambre de commerce italienne de Nice. Et depuis le mois de juillet 2016, c'est officiellement lui qui préside à la destinée d'un club qui s'est distingué notamment en gagnant deux fois la Ligue des champions.
En 1997, un an après son installation à Nice, Agostino Pesce participe à la création de la Chambre de commerce italienne de Nice. Et depuis le mois de juillet 2016, c'est officiellement lui qui préside à la destinée d'un club qui s'est distingué notamment en gagnant deux fois la Ligue des champions. (Crédits : DR)
C’est l’homme à la double casquette : directeur de la Chambre de commerce italienne de Nice, il est aussi, depuis presque un an, le président du RC Cannes, le club de volley-ball féminin multi-titré. Et l’un n’empêche pas l’autre, bien au contraire.

«Le sport a toujours été mon rêve », affirme Agostino Pesce. Un rêve contrarié suite à une vilaine blessure qui empêchera donc ce footballeur de poursuivre une carrière prometteuse. Comme il est bon élève, il s'investit alors dans les études. Obtient un diplôme de Sciences politiques à l'université de La Sapienza de Rome, exerce en tant que boursier à Paris, Dublin et Copenhague puis entre chez IBM. En 1997, un an après son installation à Nice, il participe à la création de la Chambre de commerce italienne de Nice. Une Chambre qui n'est pas à comparer avec les Chambres françaises mais s'attache aussi à aider au développement, à la formation et à l'information des chefs d'entreprise tant français qu'italiens, désireux de passer à l'international... juste de l'autre côté de la frontière.

Esprit de compétition

Le rêve d'Agostino prend forme voici presque un an. Alors certes, il ne s'agit pas d'envahir les pelouses, mais plus d'inscrire sa marque sur le terrain du RC Cannes. Depuis le mois de juillet 2016, c'est officiellement lui qui préside à la destinée d'un club qui s'est distingué notamment en gagnant deux fois la Ligue des champions [le seul club a avoir réussi cet exploit, Ndlr], en s'adjugeant 19 Coupes de France sans compter les titres de Champion de France en 1995 et 1996, puis sans qu'aucun adversaire vienne interrompre la série durant dix-sept ans, de 1998 à 2015. Des exploits au filet qui doivent beaucoup à l'entraîneur d'alors, Yan Fang, mais surtout à sa présidente, l'infatigable Anny Courtade. Présidente de Lecasud, la centrale d'achat des centres Leclerc dans le Sud, passionnée par son rôle, - et dont le nom reste associé au Racing Club - elle est aussi une vraie maman pour « ses filles ».

Deux casquettes, une philosophie

Lorsqu'Anny Courtade lui suggère de prendre sa suite, Agostino trouve la proposition « incroyable ». Parce que « le RC Cannes est un mythe », avoue-t-il. Et le directeur de la CCI d'arpenter à son tour les vestiaires, les terrains de France et de Navarre, tout en conservant sa casquette de directeur d'une Chambre qui joue vraiment son rôle « de formateur et d'informateur auprès des entreprises ».

En quelques mois, le voici jonglant avec deux fonctions, deux emplois du temps, deux casquettes. Mais une seule philosophie. Depuis neuf mois, « nous essayons d'améliorer les points sur lesquels nous pouvons être meilleurs, comme le marketing, la communication ou encore l'animation d'un club entreprise ». Un rôle dévolu à Victoria Ravva, l'ancienne capitaine de l'équipe. Anny Courtade, elle, demeure présidente d'honneur et s'active quand il faut pour trouver des partenaires comme Hop!, officialisé début mars.

Quant à Agostino Pesce, il dit ne pouvoir être efficace qu'avec l'aide du bureau, dont les membres sont présents dans le club depuis de nombreuses années. Car sur le terrain, comme en dehors, on ne change jamais une équipe qui gagne.

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