Le Coq Noir et le chant du succès

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(Crédits : DR)
L'entreprise familiale fondée à l’Isle-sur-la-Sorgue en 1979, spécialisée initialement dans les pâtes de curry et les achards de légumes, compte aujourd’hui plus de 400 recettes... dont celle du succès.

C'est une véritable transformation qu'a connu Le Coq Noir au fil des décennies. Fondée en 1979, la Vauclusienne, première sur le sol de Provence Alpes Côte d'Azur à proposer achards de légumes et pâtes de curry est devenue aujourd'hui une PME de 20 collaborateurs. Elle pèse 2,6 M€ de chiffre d'affaires, développe une gamme de produits diversifiée, allant de l'apéritif aux desserts, le tout 100 % naturel... et connaît une croissance notable chaque année, de l'ordre de 30 %. Une cadence supérieure atteinte notamment depuis 2009 : "à l'époque, nous avions seulement 5 salariés et totalisions 1 M€ de chiffre d'affaires", se remémore Joël Kautzmann, co-PDG de l'entreprise. Quels leviers ont donc bien pu permettre une telle croissance ?

Ingrédients multiples

Ils sont multiples, en fait. Le principal, c'est "l'investissement depuis 4 ans dans la recherche et développement, afin d'innover et de développer la gamme, par le benchmark. Deux collaborateurs y sont dédiés exclusivement à temps plein. Concrètement, il s'agit de veille afin de repérer de nouveaux produits, de recherche sur les tendances afin de rester en amont par rapport aux concurrents... Nous avons été par exemple les premiers à commercialiser la purée de Yuzu, un citron du Japon que nous faisons venir frais. Idem pour la purée d'ail noir... Nous allons beaucoup sur les terrains asiatiques, avec des sauces telles que la Teriyaki", précise le co-Pdg.

Deux axes de développement

L'entreprise propose ainsi aujourd'hui un catalogue de 400 recettes. Et deux gammes : une traditionnelle, sous l'égide du Coq Noir, et une bio, sous la marque Le Voyage de Mamabé, certifiée en 2011. "Cette gamme représente 20 % de notre chiffre d'affaires, mais nous comptons augmenter cette part, car elle pour nous un axe de développement, compte tenu de l'attrait de plus en plus fort des consommateurs pour le bio". Cependant les deux marques ont d'ores et déjà leur comptant de diffuseurs. "En GMS, nous sommes référencés via Le Coq Noir dans presque toutes les centrales à l'échelle nationale. Et pour ce qui est des réseaux bio, nous sommes également référencés chez de nombreux grossistes, Biocoop en tête". Chacune des deux marques pèse 20 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. "Notre activité la plus significative, c'est le travail à façon auprès des épiceries fines, à 40 %. Restent le cash and carry auprès des restaurateurs et la fabrication de formats plus importants (contenants de 5 kg) pour le monde industriel. Et ce dernier figure aussi parmi les axes que nous souhaitons développer. Notre valeur ajoutée réside dans le fait de pouvoir les aider à réduire leur liste d'ingrédients, à supprimer colorants et conservateurs", poursuit Joël Kautzmann.

Des salariés acteurs de la modernisation de l'usine

Enfin, Le Coq Noir a investi en 2015 près d'1,6 M€ pour agrandir son usine et moderniser l'outil de production, avec de nouvelles lignes automatisées pour la partie empotage. Ceci en gardant sa masse salariale... très investie en effet dans la RSE, l'entreprise a formé ses collaborateurs "afin qu'ils montent en compétence et nous accompagnent dans ces évolutions. Ce sont les salariés eux-mêmes qui ont été les acteurs des mutations de l'usine, puisqu'ils ont émis des propositions sur l'outil qui leur semblait le plus adapté. De fait, l'appropriation des machines s'est faite très rapidement". Et ce Coq-là en a encore sous la semelle : en 2016, l'entreprise a fabriqué 1,5 million d'unités... pour une capacité de production de 4 millions.

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