Pellenc, l’innovation en ADN

 |   |  722  mots
(Crédits : DR)
Aider l’homme à façonner la nature : c’est un peu la devise de l'entreprise dont la maison mère est à Pertuis. Pour y parvenir, le groupe a appris à regarder l’avenir et à miser sur l’innovation. Avec un positionnement appuyé sur la robotique agricole.

Une petite entreprise en 1973... Un groupe, devenu à présent leader mondial dans le domaine des équipements pour la récolte des fruits, la viticulture et l'oléiculture. Pellenc, c'est l'exemple même de l'entreprise qui a su avancer en tenant compte du marché, des attentes de sa clientèle et des mutations. Consacrant chaque année pas moins de 12 M€ d'investissements à l'innovation, sur un chiffre d'affaires s'élevant en 2016 à 236 M€, et lui dédiant 3 bureaux d'études ainsi qu'une centaine de collaborateurs sur les 1489 que compte le groupe, Pellenc sait ce que se moderniser veut dire. Elle l'a notamment fait à la faveur de Pellenc ST (Selective Technologies), filiale créée en 2001 pour concevoir des machines de tri optique pour les déchets ménagers et industriels. Le berceau de nombreuses innovations en termes de robotique agricole...

Mission terrain

Au préalable de tout projet, "les ingénieurs vont beaucoup sur le terrain, prodiguent à la clientèle une écoute importante afin de recenser leurs besoins et les faire remonter", évoque Laurent Damichel, chargé de mission stratégie et développement. Et la conception emboîte le pas au reporting... avec un positionnement particulier : celui mis en place par le fondateur, Roger Pellenc. "Il pratiquait de la veille, mais concevait surtout des briques technologiques, celles-ci susceptibles d'être exploitées ou ré-exploitées". A l'instar, dans le domaine de l'électroportatif, de récentes avancées sur les sécateurs qui ont permis d'adapter l'une de ces briques sur de plus grosses machines avec moteur Brushless et batterie au lithium. "Ce qui nous a permis de prendre de l'avance sur nos concurrents".

L'arboriculture, un axe de développement

 Plus concrètement, les projets, ce sont par exemple le robot Magali, conçu avec le Cemagref au début des années 90 pour la cueillette des pommes... ou Citrus, son pendant pour la récolte des agrumes. Si Magali, à la suite de l'effondrement de la production arboricole (dû à la concurrence de l'hémisphère Sud), a été remisée aux oubliettes, le groupe n'en a pas moins continué à tracer son sillon... Et les projets se multiplient. L'innovation, elle passe aujourd'hui par la conception à venir du pressoir continu, qui représenterait une réelle valeur ajoutée par rapport au pressoir hydraulique, "l'avenir de la cave", pour Laurent Damichel. Autre projet sur lequel le groupe travaille depuis quelques années déjà, une machine spécifique pour la Champagne, qui souffre d'une problématique de main d'œuvre, et se heurte également aux complexités d'un contraignant cahier des charges, notamment à la nécessité de cueillir les grappes de raisin entières...

Mais outre sa volonté d'innovation, si le groupe Pellenc a pu se conforter en tant que leader, c'est aussi parce qu'il a développé une gamme de machines et d'électroportatif transverse, "allant de la vigne à la cave". Et ce en réalisant aussi des opérations de croissance externe, puisqu'il a racheté Lauprêtre en 2014, puis Péra plus récemment, cette dernière spécialisée dans le matériel de chai. L'idée étant de bénéficier, au travers de ces acquisitions, d'expertises sur lesquelles le groupe est initialement moins présent. Et il ne s'interdit pas de futures opérations dans un avenir proche...

Aspect mondial

Enfin, Pellenc, fort de 16 filiales, s'est positionné à l'international "partout où l'on produit du vin. En distribution, nous sommes aux USA, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Afrique du Sud, au Chili, en Australie et au Maroc. Et en production, outre la France, en Chine, en Slovaquie, en Italie et en Espagne. 85 % de notre chiffre d'affaires se fait en Italie, en Espagne et aux USA... mais surtout en France, où on en réalise 45 %. Depuis le rachat de Péra, une bascule s'est opérée puisque son activité se faisait essentiellement dans l'Hexagone. Nous allons travailler à la développer pour aller à l'international".

Mais outre la viticulture, l'arboriculture en général apparaît comme un beau levier de croissance pour l'électroportatif. "C'est un marché très diffus, on trouve des arbres fruitiers partout dans le monde, avec des contraintes et des méthodes de production différentes selon le lieu". De spacieux terrains de conquête donc, connaissant la volonté du groupe de concevoir des outils adaptés à chaque territoire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/05/2017 à 14:22 :
Aspect mondial :

Enfin, Pellenc, fort de 16 filiales, s'est positionné à l'international "partout où l'on produit du vin. En distribution, nous sommes aux USA, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Afrique du Sud, au Chili, en Australie et au Maroc. Et en production, outre la France, en Chine, en Slovaquie, en Italie et en Espagne. 85 % de notre chiffre d'affaires se fait en Italie, en Espagne et aux USA... mais surtout en France, où on en réalise 45 %. Depuis le rachat de Péra, une bascule s'est opérée puisque son activité se faisait essentiellement dans l'Hexagone. Nous allons travailler à la développer pour aller à l'international".

85 % + 45 % = 130 % du CA ... ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :