Une gamme bio pour Bloomup

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(Crédits : DR)
L’entreprise de cosmétiques basée à Cassis passe à l'offensive. Après une année de R&D, ses fondatrices, Carol-Anne Lovera et Sophie Blin, lancent une gamme bio portant quelques innovations en matière de formules et déjà référencée dans plusieurs enseignes de GMS.

C'est ni plus ni moins que la renaissance d'Energie Fruit. Non que Carol-Ann Lovera et Sophie Blin, créatrices de la marque, n'aient été jusqu'ici en deuil d'idées... Loin s'en faut. Mais force est de constater que les deux fondatrices de Bloomup ont su cette année se laisser porter par le vent de l'innovation. "Nous avons passé un cap pour homogénéiser les illustrations, les packaging, les logos, qui ont évolué pour mieux représenter la dynamique et l'énergie qui sont les signatures de la marque. L'accueil favorable de nos consommatrices a suivi, avec un regain de popularité sur les réseaux sociaux, des mails journaliers de félicitations... ce qui a légitimé notre volonté de lancer des innovations disruptives", évoque Carol-Ann Lovera. Ce n'est pas un vain mot : outre le relooking des "best-sellers" Energie fruit, après un peu plus d'un an de R&D, une gamme de quatre crèmes de douches bio vient de voir le jour, sous le nom Les biolistas.

Prendre de l'avance

"Nous avons beaucoup travaillé les fragrances avec notre formulatrice. Nous sommes aussi la première marque à passer sous label Cosmos Organic, l'ancien Ecocert qui a revu ses critères d'exigences à la hausse. Ainsi, toutes les marques certifiées Ecocert sont aujourd'hui en pleine démarche pour obtenir ce nouveau label. Nous les avons donc devancés en anticipant directement cette étape". A ces crèmes de douche, s'ajoutent 13 produits dans le capillaire qui, eux aussi, ont été façonnés à la faveur d'un an de R&D : des shampoings "à 95 % d'ingrédients naturels, sans sulfate et sans silicone, qui parviennent à mousser, ce qui est en principe un véritable challenge. Nous sommes fières d'être parvenues à un développement de formules qui le permet". Un après-shampoing à la texture mousse aérienne, une première là encore en grande surface, des produits deux en un, des shampoings secs clôturent la marche. Sans oublier une crème hydratante version mousse, "une formule exclusive qui s'étale facilement et pénètre en laissant vite la peau sèche. Nous sommes là aussi les premières à lancer ce type de produit en grande surface".

Ouverture anglo-saxone en 2018

De nouveaux produits qui commencent tout juste à être distribués en GMS : "depuis le 15 avril dans les magasins de proximité Carrefour, type Carrefour City, Carrefour Market ou Proxi, ce début mai dans les Leclerc... et d'ici un mois chez Monoprix". De quoi booster plus encore l'activité de la l'entreprise provençale, qui a enregistré une croissance de plus de 30 % en 2016 et dépassé le cap de 5 M€ de chiffre d'affaires. "En 2017, en termes de fabrication, nous devrions atteindre 2 millions d'unités, tous produits confondus". D'autant que l'autre marque de Bloomup, Mon petit paradis, n'est pas en reste avec une distribution accrue dans près de 150 Monoprix et le déploiement de la gamme, avec notamment la formulation d'un parfum en stick sans alcool pour l'été.

Mais l'autre challenge de Carol-Ann Lovera et de Sophie Blin, c'est l'export. "Nous nous sommes déjà développés dans des pays tactiques, sur lesquels nous pouvons livrer nos gammes en français sans que cela soit un frein : le Japon, l'Afrique du Nord, la Scandinavie... Mais pour viser les pays anglo-saxons, il va falloir que nos produits comportent un packaging en anglais, ce qui signifie aussi doublement de la capacité de stockage. Donc une levée de fonds supplémentaire pour le financer..." La question du montant est en cours d'étude et la levée devrait être lancée fin 2017. Ainsi, 2018 s'annonce pour Bloomup comme l'année de l'export vers les Etats-Unis, le Canada et l'Angleterre.

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