Colorbüs veut mêler tourisme et mobilité

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(Crédits : DR)
L'enseigne basée à Marseille, qui exploite une flotte de bus à impériale, veut aller au-delà de l'activité classique en lui appliquant les codes de l'événementiel notamment. Tout en envisageant d'essaimer son business modèle.

Les bus à impériale et les tours organisés dans la ville pour visiter ses monuments et ses plus belles vues... l'activité - touristique - est on ne peut plus classique. Pourtant, Julien Guedj s'emploie depuis un an à réveiller le concept et à lui apporter des codes encore peu utilisés.

Il y a un an, le jeune entrepreneur reprend l'activité qui s'appelle encore Open Tour aidé par Marie-Eva, Nicolas et Bertrand Swaton, membres du groupe spécialisé en courtage d'assurances et basé dans la cité phocéenne, le quatuor se disant alors persuadé que le développement économique de la ville ne pouvait se faire sans la croissance liée au tourisme. Les chiffres de la fréquentation, douze mois plus tard, valident leur stratégie : en 2016, 75 000 personnes ont utilisé ce moyen de découvrir Marseille dans ses points forts, soit une croissance de 40 %.

Une autre route

S'il y a bien eu des réglages et améliorations opérationnelles dès la reprise de la marque, la volonté du président c'est de casser les codes. Ce qui passe d'abord par un changement de marque, réalisé il y a quelques mois. C'est donc désormais Colorbüs qu'il faut appeler ces bus très vifs - vert, rouge, rose - qui sillonnent Marseille. C'est aussi pour la petite entreprise (qui emploie 14 salariés pour un chiffre d'affaires de 1 M€) une volonté de marquer son indépendance, la marque Open Tour étant notamment présente à Paris avec un "droit de regard" pas forcément très confortable pour qui veut disrupter.

Innovation de service

Car c'est bien là la volonté de Julien Guedj qui ambitionne de devenir un opérateur multimodal. Il entend par exemple s'équiper de bus électriques, imagine une ligne pour les quartiers sud et pense déjà à dupliquer son business modèle ailleurs que dans la deuxième ville de France. Et pas que grâce aux bus à impériale...

Mais auparavant, il reste encore beaucoup à apporter en terme de services autour du bus. Si le circuit fonctionne déjà en mode hop on-hop off et si une réflexion est engagée autour de billets combinés, intégrant d'autres attractions, Julien Guedj envisage "d'accompagner encore davantage le client à la descente du bus. La fin du roaming peut nous permettre de développer et mettre à disposition du touriste une application pour parcours pédestre, qui ne serait pas monétisée mais qui pourrait être un support pour des annonceurs".

Autre moyen de moderniser l'usage du bus à impériale, l'événementiel représente un facteur de différenciation déjà apprécié pour des privatisations diverses incluant traiteur à bord, musique et circuit sur mesure, mais qui pourrait encore être amplifiée.

Le bus à impériale n'est donc plus ce qu'il était. Car on n'imagine pas que les idées de ColorBüs ne pourraient pas être "inspirantes" pour la concurrence. Surtout au moment où le tourisme est plus que jamais l'objet des attentions politico-économiques.

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