Felix Capital, le fonds "niçois" qui investit dans l'art de vivre numérique

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(Crédits : iStock)
Basé à Londres, fondé par Frédéric Court, originaire de Nice, sa stratégie est de choisir des projets en early-stage, mixant technologie et créativité. Son deuxième fonds est lancé, doté de 150 M$.

Goop, la marque lifestyle de l'actrice Gwyneth Paltrow, The Business Fashion, la plateforme media pour les professionnels de la mode, Frichti, le service de livraison de repas opérant en France...  Leur point commun s'appelle Felix Capital, un fonds spécial dans l'intérêt porté aux projets, qui après un premier fonds doté de 120 M$, lance la deuxième cuvée, dotée, elle de 150 M$.

 Identifier tôt

Son stade d'intervention, Felix Capital l'a délibérément choisi à la période early-stage, c'est-à-dire quand il y a déjà un produit, un marché identifié, mais que le stade est assez récent dans le processus de développement, afin de "tracer les entrepreneurs suffisamment tôt", résume Frédéric Court. Surtout, "il y a de plus en plus d'argent pour financer cette étape early-stage".

Pour ce professionnel de l'investissement, la volonté était clairement de proposer une approche différente. Qu'il avait déjà identifiée dans sa vie professionnelle précédente. Car Frédéric Court a déjà eu plusieurs vies, dont une d'entrepreneur et une autre consacrée à la création d'une place de marché pour l'industrie du textile, à Nice.

Le choix de soutenir financièrement des marques à l'intersection de la technologie et de la créativité est pour lui assez logique vu l'évolution des usages. "Beaucoup de marques ne parlent plus au consommateur. Or, à l'instar de ce que fait goop, c'est une façon de prendre le pouls".

La France, number one

Avec un investissement moyen de 3 à 5 M€, Felix Capital devrait investir dans une vingtaine de sociétés avec le deuxième fonds, soit le même volume qu'avec le premier. La France représente le premier marché qui intéresse des entreprises installées en Europe comme aux Etats-Unis. "Nous n'étions pas en démarche active sur ce dernier pays, cela est arrivé par opportunité". La France permet par ailleurs un positionnement intéressant pour Felix Capital puisqu'il est perçu comme un acteur local avec un spectre plus large vu son installation à Londres.

Felix Capital a par ailleurs élargi son équipe et recruté des profils venus de Kering, L'Oréal ou Asos. "Nous sommes en alignement avec les fondateurs des entreprises dans lesquelles nous investissons. Nous ne sommes pas là pour leur dicter leur conduite", tient à préciser Frédéric Court.

Depuis sa création en 2014, Felix Capital a levé 300 M$. Le second fonds voit la base d'investisseurs s'agrandir avec essentiellement des fondations, fonds de pension, family-office. Et comme pour faire la jonction - ou boucler la boucle - Frédéric Court ne cache pas sa volonté de faire le lien entre la culture française et anglo-saxonne...

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