Comment GSF poursuit sa stratégie d'innovation

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(Crédits : DR)
Avec une direction R&D intégrée et la création de GSF Labs en 2016, le spécialiste de l'hygiène, de la propreté et des services associés continue ses réflexions sur l'amélioration technique qui doit, selon elle, servir l'humain. Un axe primordial insiste le groupe basé à Sophia-Antipolis.

Si le terme est devenu familier du vocabulaire entreprenarial, l'innovation n'est évidemment pas un concept récent. C'est exactement ce que souligne Gilles Margalet, membre du directoire de GSF. "L'innovation a toujours été présente dans l'esprit des dirigeants du groupe puisque les premières auto-laveuses automatisées remontent aux années 1980". Une façon de souligner aussi que tout cela se fait "naturellement" puisque insiste-t-il, "c'est la qualité de service et l'innovation permanente" qui font du groupe créé et présidé par Jean-Louis Noisiez une entreprise affichant un chiffre d'affaires de 796 M€, un taux de croissance de 7,5 %, employant 32 500 personnes répartis dans 121 établissements.

Tout terrain

Très tôt, c'est vers la robotique que GSF tourne son regard. Logique dira-t-on. Mais l'innovation va forcément se nicher dans beaucoup d'applicatifs métiers. La direction R&D, dirigée par Laurent Prulière, comprend d'ailleurs une équipe pluridisciplinaire, composée de 7 ingénieurs agro-alimentaires, 3 pharmaciens, un docteur en biologie virologie, 3 ingénieurs industrie dont un spécialiste des environnements nucléaires, et deux assistantes.

GSF a récemment réunit une trentaine de ses collaborateurs pour session de créativité épaulé par le cabinet In Extenso. D'où il est sorti des idées, certaines retenues d'autres recalées qui ont ensuite été soumises à un panel de clients. Une façon de faire "concret" et de répondre aux besoins terrain. "Nous sommes sensibles à l'innovation qui permet de faciliter les tâches de nos salariés" avertit d'ailleurs Gilles Margalet. "Chaque innovation correspond à un investissement au service des besoins et attentes des clients".

Quid des semelles et de Flobot ?

Dans ce contexte, GSF a noué une collaboration fin 2015 avec TraXxs, startup installée également à Sophia-Antipolis. "Nous voulions un produit simple, car au plus une innovation est simple, au plus elle est utilisée", note Laurent Prulière. Les semelles qui ont été inventées sont donc thermomoulées et comprennent l'électronique. Elles sont ainsi capables de prévenir le chef d'équipe en cas de perte de verticalité par le salarié. Fournisseur et assembleur sont français. Car de projet, les semelles sont désormais en phase de fabrication après avoir été testées en interne. D'ici la fin de l'année, "l'ensemble du volume exprimé par nos équipes sera livré".

Du côté de Flobot, le projet européen auquel GSF participe depuis 2014 avec huit autres partenaires et qui vise à développer une auto-laveuse intelligente, le PT 1 (prototype 1) "tournera sur les sites pilotes en Italie d'ici la fin 2017", précise Laurent Prulière alors que le PT 2 sera testé chez GSF début 2018 à Lyon. Le projet, prévu pour durer initialement 36 mois, a été porté à 42 mois. Il est financé à 70 % par l'Europe dans le cadre du programme H2020.

Pour autant ce ne sont pas les seuls sujets que lesquels planchent les équipes de GSF. Un POC est mené sur une solution capable de générer des modes opératoires en version multilingues (le groupe regroupe 101 nationalités NDLR). Un autre POC concerne une solution de réalité augmentée qui permet au collaborateur d'être mis en situation sans être pour autant chez le client. Enfin un troisième proof of concept teste une solution sachant localiser le matériel.

Structuration renforcée

De fait, la stratégie innovation s'est structurée encore plus fortement avec la création en 2016 de GSF Lab, une communauté constituée de membres issus des différents services du groupe (achat, informatique, production, communication). "L'objectif est de détecter des cas d'usages, ce qui pourrait être utile au groupe...", explique Laurent Prulière. "Nous passons au tamis les suggestions émises puis s'engage une phase de valorisation et enfin une étape d'expérimentation".

De l'observatoire créé suite à l'exercice mené avec les collaborateurs et les clients seront retenus des axes d'innovation à dérouler. 2018 sera donc sur le même tempo. Le but c'est "développer la curiosité chez nos collaborateurs qui pourront ainsi détecter les nouveaux besoins chez nos clients et proposer de nouveaux services", annonce Gilles Margalet. La curiosité n'est définitivement pas un vilain défaut.

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