Juicery Factory : bientôt des franchisés ?

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(Crédits : DR)
Le développement se poursuit pour l'entreprise implantée à Marseille qui agrandit son réseau. Sa recette de l’expansion tient notamment en deux piliers : multiplication des points de vente à l’échelle de l’Hexagone et diversification de l’offre.

Elle ouvrait ses premières portes à Marseille il y a près d'un an... Un laps de temps qu'elle a mis à profit pour faire des petits. Juicery Factory, c'est l'initiative healthy de Laora et Thomas Sindres, lancés dans le business des jus de fruits et de légumes pressés à froid à la faveur de la tarière de la "Norwalk Press Juicer", une machine premium conçue outre-Atlantique par le réputé docteur Norman Walker... Et il semblerait que les cures mitonnées au sein du laboratoire ont su trouver leur public. La preuve par les chiffres, puis "nous avons réalisé un chiffre d'affaires en cumulé qui s'élève à 300 000 € et multiplié par 6 notre volume de production", évalue Laora Sindres. Il faut dire que les jus sont non seulement vendus en boutiques et dans les salles de sport partenaires de Juicery Factory, mais ils sont aussi voués à alimenter la demande de l'e-shop, qui connaît une belle affluence, avec un panier moyen à près de 110 euros. A titre de comparaison, il est de 18 euros en moyenne en boutique... Le client du net, c'est donc typiquement celui qui préfère les cures au produit à l'unité. Un client fidèle, établi partout en France, avec des pics de demandes en Alsace et en Aquitaine. Néanmoins, fabriquer des jus, ce n'est pas si facile. "Cela peut commencer dès 5 h 30 du matin jusqu'à parfois 20h30... A l'usage, nous avons compris pourquoi peu d'entrepreneurs se sont engouffrés dans ce créneau : il demande beaucoup de temps et d'énergie autour de la fabrication. A cela, il faut ajouter le caractère aléatoire lié à la production des fruits et des légumes. Cet été, le climat a été favorable et nous n'avons pas été confronté à des problèmes d'approvisionnement. Mais il peut y avoir des saisons plus moroses..." Des aléas qui font que les concurrents ne se bousculent pas au portillon... et quelque part, c'est tant mieux. Laora et Thomas Sindres ont ainsi touché du doigt un état de fait : leur activité représente bel et bien une niche et ils comptent en tirer le meilleur parti possible.

Campagne de levée de fonds amorcée

C'est tout d'abord le cas en multipliant le nombre de points de vente. Ainsi, une deuxième boutique a rapidement vu le jour dans la foulée de la première. Puis un troisième magasin, ce début septembre. Ce dernier ciblant davantage un public d'actifs, quand les précédentes attirent plutôt une clientèle de quartier. "Nous avons décidé de conforter le maillage de Marseille, avant de nous développer ailleurs sur le territoire". Aix-en-Provence devrait cependant bientôt suivre. A plus long terme, les grandes villes de l'Hexagone sont visées : Bordeaux, Paris, Toulouse, Lyon... Avec une prévision de trois nouvelles ouvertures pour 2018. Une démarche de levée de fonds s'amorce en ce sens, après conseil pris auprès de bpifrance, en sollicitant les business angels.  Mais le développement se fera peut-être aussi sous couvert de franchises. "Nous sommes en cours d'étude. Nous avons déjà été sollicités par des personnes qui souhaiteraient s'engager dans cette activité et ouvrir leur boutique au nom de notre marque. Nous y  réfléchissons beaucoup... Cela nécessitera une organisation différente, avec la mise en place de nouveaux laboratoires dans ces villes".

Une offre plus diversifiée

Outre l'ouverture de nouveaux points de vente, Laora et Thomas Sindres entendent également multiplier les partenariats avec les salles de sport, en visant "celles qui sont un peu moins haut de gamme, mais comptent un grand nombre d'adhérents. Il peut être possible de leur proposer des jus avec moins d'ingrédients afin de baisser le prix, et coller au pouvoir d'achat de ces consommateurs potentiels". Le duo d'entrepreneurs a également œuvré à diversifier son offre intra-boutique afin de toucher le public amateur de bio, mais peu rompu encore à la consommation de jus. "Le food, c'est le grand tournant de 2017". La carte s'est donc étoffée pour proposer davantage de salades, de sandwichs au pain et à la garniture biologique... Très prochainement, il sera également possible de prendre son petit-déjeuner dans deux des boutiques "dans l'esprit du breakfast sain que l'on peut facilement trouver aux Etats-Unis, et beaucoup moins en France. Il ne faut pas oublier que Marseille compte de plus en plus d'étrangers, non seulement en touristes mais aussi à l'année. Et cette clientèle-là peine à garder ses habitudes de consommation du fait d'une offre insuffisante". C'est donc à venir d'ici peu... mais de nouveaux produits feront leur apparition en 2018. Notamment "des sachets de super-aliments à ajouter à son jus. Graines de chia, curcuma, protéines vegan... Nous faisons actuellement du co-branding avec d'autres marques, mais l'idée est bel et bien à terme de proposer exclusivement des produits de notre marque en boutiques".

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