Frédéric Burtz : "Les fintechs nous permettent d'accroître notre périmètre"

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(Crédits : DR)
La banque de demain c'est le sujet de réflexion des professionnels du secteur et aussi le nom d'un challenge organisé par la Caisse d'Epargne Côte d'Azur, désireuse de s'appuyer sur les startups. Surtout que l'innovation dans le secteur bancaire ne fait que commencer dit le Directeur adjoint Technologie digitale et développement du Groupe BPCE, venu à Nice.

La Tribune - Le challenge MaBanqueDeDemain organisé par la Caisse d'Epargne Côte d'Azur avait pour but de faire appel au potentiel d'innovation et de disruption des startups. C'est important de s'appuyer sur ces jeunes entreprises ?

Frédéric Burtz - On n'inventera pas tout à la maison, nous sommes donc ouverts à l'innovation pour développer les produits dont nous avons besoin pour accompagner notre transformation digitale. Nous faisons face à une concurrence qui va vite, nous devons aller vite nous aussi. Nous sommes également friands des talents qui émergent dans les startups.

Quel regard portez-vous sur les fintechs ? Concurrentes ou complémentaires ?

Nous finançons aussi cette industrie. Nous développons des API, nous aimons bien que les startups les intègrent dans les propositions à leurs clients. Cela nous permet également d'accroître notre périmètre. Les fintechs sont plus souvent en BtoB et non pas en BtoC. Pour s'adresser directement au client, elles auraient besoin de fonds importants et d'une audience conséquente.

Que signifie être friand des talents présents dans les startups ?

Cela veut dire extraire des talents, nous sommes en effet friands de personnes ayant cette approche différente. Par exemple, au sein de BPCE, c'est un ancien startuppeur qui s'occupe des relations avec les fintechs.

L'une des startups finalistes du challenge Ma Banque de Demain propose de co-construire avec les clients, les innovations souhaitées, assurant que cela permet de limiter le risque d'innovation.

Le principe du fondement du digital, c'est de partir du besoin client. Au sein de BPCE, nous avons une équipe, appelée le Coconning qui écoute les clients via ce qui nous est exprimé par mails, réseaux sociaux ou dans les agences. Cela nous permet d'identifier les domaines où il y le plus de points de douleur. Ce qui est plus difficile, c'est de créer les nouveaux besoins.

Comment l'impact du digital dans le monde bancaire va-t-il évoluer ?

Aujourd'hui, il existe beaucoup de solutions sur mobile. Ce qui va se développer c'est la souscription en ligne et l'information en temps réel. Et la banque va évoluer de plus en plus vers le Personal Finance Management, c'est-à-dire ne plus être un établissement qui tient des comptes mais être un conseiller pour le client. Il y a des marges de progression sur tout ce qui est facilitation de la vie. Et une deuxième vague de digitalisation arrive...

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