Redman : la brique immobilière disruptive

 |   |  539  mots
(Crédits : Corinne Vezzoni et Associés Architecte pour thecamp – Golem Images)
Quand on sort des sentiers battus, cela vaut aussi en matière immobilière. Après Station F, c'est thecamp que le spécialiste de l'« asset development » a porté. Avec un « business model » et une vision du métier totalement nouveaux.

On connaît l'asset management. On connaît aussi le développement immobilier. Mais beaucoup moins l'« asset developement ». Une nouvelle façon d'envisager la promotion immobilière imaginée par Redman. Né en 2007, porté sur les fonts baptismaux par Nicolas Ponson et Matthias Navarro, le groupe a justement voulu répondre aux besoins exprimés par un marché de l'immobilier où il n'existait pas d'offre dimensionnée pour les projets d'exception.

« Nous avons inventé un mode de fonctionnement pour des projets pour lesquels il n'est pas évident de sécuriser le modèle économique. C'est cela, la vraie innovation dans la maîtrise d'ouvrage », souligne Nicolas Ponson. Parce qu'à projet différent, impossible de briser les ailes, « il faut laisser la part au rêve ».

Pluridiciplinaire

En septembre 2013, Frédéric Chevalier confie les clés de la promotion immobilière à Redman.

« Frédéric savait ce qu'il voulait, mais sans l'exprimer. Tout le travail a consisté à ce que le projet arrive à maturité. Et que Frédéric puisse se concentrer sur le coeur du projet et oublier le volet immobilier. Il était très exigeant, mais aussi très bienveillant ».

Comme tout projet iconique, thecamp étonnait, interrogeait mais devait être expliqué.

« C'était un concept qui n'existait pas ailleurs. Notre mission était de fait entrer la vision du marché immobilier classique avec un projet qui ne l'était pas ». Et faire gagner en souplesse tous les interlocuteurs impliqués.

Et c'est cela la différenciation qui porte le business model de Redman : traduire en contraintes immobilières les exigences d'un modèle économique complexe. En interne, les compétences sont pluridisciplinaires pour être capables d'aborder le projet justement par le biais de sa complexité.

« Cela exige une rigueur infinie. Les projets d'exception sont du rêve, mais leur réalisation passe par des sujets "froids". L'enjeu est clair : nous travaillons avec des hommes qui rêvent et qu'il ne faut surtout pas frustrer. »

Dont il faut au contraire accompagner le rêve.

« Nous nous sommes lancés dans un métier qui demande de l'argent... sans argent », s'amuse presque aujourd'hui Nicolas Ponson.

« Les projets complexes demandent de créer de la valeur en amont. Ce sont des projets où il n'existe pas de benchmark sur le modèle économique ».

Pour thecamp, le duo fondateur de Redman n'a pas hésité à « prendre le risque avec Frédéric, un entrepreneur aventurier ».

Et puis thecamp c'est aussi la preuve que la vision de Nicolas Ponson et Matthias Navarro était juste.

« Cette opération a validé notre modèle économique. Nous avons prouvé qu'il peut s'appliquer. Que l'innovation dans l'immobilier, cela existe aussi ».

Installé à Aix-en-Provence, employant 55 personnes pour un chiffre d'affaires consolidé de 41,5 millions d'euros et une gestion d'opération pour le compte de tiers s'élevant à 250 millions d'euros, Redman se considère comme un acteur économique du territoire impliqué. Avec d'autres projets en cours, notamment à Marseille avec Giptis, le bâtiment qui abritera l'Institut des maladies rares ou encore Cap Horizon, l'ensemble comprenant immeubles de bureaux et hôtels, posé à Vitrolles. Sans oublier ceux basés à Paris - Station F, Grand Central SaintLazare... - ou Dakar, où Redman est également présent. Parce que l'innovation n'a aucune frontière.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :