hucLink, l'autre réponse à l'emploi de WellJob

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(Crédits : La Transfo / Flickr)
En installant des bornes interactives capables de récupérer les CV des demandeurs d'emploi et en les installant dans les lieux de grand passage, le spécialiste du travail temporaire, basé à Sophia-Antipolis, veut améliorer la façon de recruter.

On a beau être un acteur reconnu, classé même parmi les 1 000 PME les plus dynamiques d'Europe selon le Financial Times, afficher une croissance de 35 % par an, il n'en reste pas moins que recruter, c'est compliqué. "Tous nos confrères sont confrontés à cette pénurie. 30 % de nos offres restent non fournies. Et nous sommes dans les tendances du marché, pas plus, pas moins", indique Stéphane Deroeux.

Capter

Qui pour tenter de parer à la difficulté a d'abord eu recours à tous les moyens existants pour encourager le dépôt de CV, de l'accord avec les job boards au site internet en passant par l'application mobile. Des solutions "qui aident, mais le ROI est faible", souligne le dirigeant, expliquant que créer une application cela ne signifie pas "toucher les demandeurs d'emploi chez eux. Cela simplifie les démarches de ceux qui sont déjà intérimaires. Mais ce n'est pas un outil pour capter".

L'équipe de WellJob réfléchit alors à mettre au point une solution qui soit capable de trouver les demandeurs d'emploi sur leur lieu de vie. "Nous nous sommes également aperçus que dans les grandes entreprises multi-sites, la majorité des salariés provient de la clientèle", note Stéphane Deroeux. Des grandes enseignes qui fonctionnent encore avec une boîte à CV. Ce qui exige un temps de traitement, de faire coïncider le profil avec le candidat adéquat. Chronophage et manquant de réactivité.

Concept breveté

C'est comme cela qu'est née l'idée de hucLink : un totem avec écran équipé d'une système d'exploitation qui aspire les offres WellJob. "Toutes les quinze minutes, la borne remet les offres à jour. Le candidat postule via l'écran, choisit le métier qui correspond à son profil et les offres personnalisées et géolocalisées lui parviennent. L'agence d'intérim reçoit en parallèle un pop up qui la prévient de la candidature lancée" détaille le fondateur de la PME, créée en 1997. Breveté, le concept sur lequel repose hucLink revendique être unique au monde. Et il éveille des intérêts.

Notamment ceux de la marque blanche. Centres commerciaux, enseignes... nombreux sont ceux qui souhaitent une borne adaptée à leur marque. Un accord a été signé avec la SNCF pour un déploiement en gare test. Des acteurs publics aussi, intéressé par la digitalisation des offres d'emploi.

Financer le développement

Développée en interne, hucLink est formé de carcasses achetées en France et habillées des antennes, cartes, onduleurs... faits maison, le tout étant assemblé à Sophia-Antipolis.

Actuellement 4 bornes sont installées dans les Alpes-Maritimes (2 à Vence, 1 à Antibes et 1 à Sophia-Antipolis). Une le sera à Bordeaux prochainement. Les gares de Caen, Mulhouse, certaines des Alpes-Maritimes et du Var vont également être équipées. Pour poursuivre le développement, notamment en marque blanche, une levée de fonds d'un montant de 700 000 € à un million d'euros est en cours. WellJob maille le territoire via 36 agences. Le chiffre d'affaires pour l'exercice 2017 est estimé à 60 M€ (42 M€ en 2016 NDLR). Il devrait atteindre 90 à 100 M€ en 2018. De PME performante, WellJob est désormais passée dans le camp rare et fermé des ETI, ce qui lui vaut d'avoir rejoint le réseau Bpifrance Excellence.

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