Ma Nounou, un modèle vraiment différent ?

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(Crédits : DR)
Lancé sous l'égide de Maroxa, basée à Marseille, Ma Nounou ne veut pas être un énième site de baby-sitting. Avec quelle valeur ajoutée ?

Bien souvent, c'est du manque rencontré dans son vécu personnel que l'on tire l'idée de business qui pourrait performer. C'est le cas de Marjorie Corcier, fondatrice de Ma Nounou, une plateforme de relation entre parents et baby-sitters. Un énième fleuron de la consommation collaborative ? Pas seulement. Parce que contrairement aux concurrents présents également sur le web, ce créneau demande de consolider au maximum le lien de confiance entre utilisateurs et prestataires... La prudence a donc guidé tous les process lors de la conception de la plateforme. Et notamment, dans la sélection des futures candidates. "Je rencontre physiquement toutes les baby-sitters et je m'entretiens avec elles. Préalablement, elles doivent déjà être majeures, fournir leur carte d'identité, un extrait de casier judiciaire vierge et présenter les références de leurs anciens employeurs". Une fois passées au crible et sélectionnées, les "Nounous" ouvrent un compte sur la plateforme, y téléchargeant photo... "voire vidéo de présentation, ce qui est une valeur ajoutée par rapport aux sites concurrents", explique Marjorie Corcier. L'inscription est gratuite... aux nounous de remplir ensuite leurs disponibilités sur un calendrier interactif dynamique, lequel permettra aux parents de rechercher les personnes à même de garder leurs enfants selon les besoins dictés par leur emploi du temps. Ne reste ensuite qu'à attendre d'être sollicité via demande de mission... la baby-sitter est ensuite libre d'accepter ou de refuser celle-ci.

Une plateforme agréée services à la personne

Le modèle économique ? Il passe par les parents, qui s'acquittent des droits d'inscription dès la première heure réservée et acceptée par la nounou. "Il s'agit d'une formule d'abonnement à l'année. Pour le lancement de la plateforme, nous proposons une offre spéciale". Marjorie Corcier prend également une commission sur les prestations. "Au bout de 40 heures réservées via la plateforme, une heure est offerte. Le paiement s'effectue en amont, en ligne, l'argent est reversé à la nounou, dès que la garde est effectuée". Marjorie Corcier met toutefois en garde sur le fait qu'elle n'est pas elle-même employeur... Le "travail" de Maroxa, qui a obtenu l'agrément services à la personne repose uniquement sur la mise en relation. Les utilisateurs doivent donc éditer eux-mêmes chaque mois la fiche de paye de la baby-sitter sur le site dédié de l'Urssaf. Avantage, les frais de mise en relation engagés sur la plateforme sont éligibles aux avantages fiscaux liés aux services à la personne, soit 50 % de crédit d'impôt. "On fournit également toute une documentation pour aiguiller les parents, des modèles de contrats de travail, des informations sur les aides possibles, comme celles de la CAF..."

Dupliquer le modèle ?

Le site, quant à lui, vient d'être mis en ligne. "Il fonctionne, familles et baby-sitters peuvent d'ores et déjà s'y inscrire. Il sera opérationnel d'ici peu". Et pour ce qui est du financier, là encore, la prudence guide Marjorie Corcier dans ses prévisions. "200 utilisateurs réguliers, ce peut être suffisant pour faire tourner le système. Le challenge étant bien sûr d'être rentable à l'échelle locale". Ce qui ne l'empêche pas de réfléchir déjà aux éventuels leviers de croissance de Maroxa. "Il y aurait peut-être l'aspect Asmat (assistante maternelle agréée, NDLR à développer, sachant que 52 % d'entre elles seulement utilisent leur agrément. J'aimerais par ailleurs dupliquer le modèle dans d'autres villes". Un futur challenge, sachant toutes les précautions prises au moment de la sélection des candidates, qui implique de se déplacer sur les territoires choisis...

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