Adastra Films accélère à l'international et défend le consommer local

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(Crédits : DR)
La société de production et de distribution cinématographique, installée à Cannes, poursuit sa volonté d'internationalisation, tout en voulant développer la capacité du territoire à attirer des réalisateurs.

C'est une stratégie qui privilégie le temps plutôt que la vitesse. Un choix totalement assumé par Sébastien Aubert. Lorsque Adastra Films voit le jour en 2008, c'est d'abord vers le court-métrage que la jeune société développe son savoir-faire, avant de prendre le virage du long-métrage en 2014.

"Promotion" locale

L'an dernier, c'est avec un thriller psychologique, "The Strange Ones" qu'elle est primée au festival américain South by Southwest. Et c'est aujourd'hui avec cette même œuvre qu'elle s'apprête à faire le tour d'un bout d'Europe. D'abord à l'American Film Festival qui se déroule fin octobre en Pologne, puis à l'International Film Festival de Goa, en Inde, fin novembre. Deux rendez-vous essentiels aux enjeux posés puisqu'ils doivent permettre de dénicher des distributeurs pour respectivement le marché polonais et indien.

"L'International Film Festival de Goa réunit tout l'écosystème de Bollywood et même d'Hollywood, c'est une étape importante" explique Sébastien Aubert. La sortie de "The Strange Ones" est également programmée aux Etats-Unis pour la fin de l'année et en France pour le mois d'avril 2018.

Quatre autres projets sont actuellement en cours de développement, tous des longs-métrages, "soutenus par la Région PACA ou le CNC", précise Sébastien Aubert.

Des films qui auront pour décor la Côte d'Azur. "Nous voulons tourner ici. Si nos deux précédents longs-métrages ont été tournés à l'étranger, notre ambition, maintenant que nous avons acquis une forte expérience, est de faire venir les réalisateurs talentueux que nous avons croisés depuis une décennie, sur le territoire azuréen".

Toujours à fonds

Concernant le fonds d'investissement, baptisé Adastra 1, créé justement en 2015 pour supporter le financement et ne pas faire reposer le modèle économique uniquement sur des subventions, il a pour l'heure levé 88 000 euros, grâce à la loi TEPA/PME et la loi Dutreil.

Concernant Films06, l'agence audiovisuelle qu'abrite Adastra Films, elle poursuit ses projets. Elle a notamment été sollicitée par la Ville de Cannes pour filmer la Cité du cinéma mais aussi par le CRT PACA pour engranger des images des Alpes, qui devraient servir à la promotion de l'endroit. "Nous sortons du film institutionnel pour passer à des actions de communications externes", souligne Sébastien Aubert. Ses compétences en réalité virtuelle lui permettent d'adresser les secteurs du militaire et du tourisme.

Adastra Films emploie 6 salariés pour un chiffre d'affaires 2017 de 400 000 euros contre 300 000 euros en 2016.

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