Emmanuel Souraud : "La communication numérique doit revenir aux fondamentaux"

 |   |  419  mots
(Crédits : DR)
La communication numérique est partout et surtout, protéiforme. Mais toutes les formes qu'elle prend sont-elles pertinentes ? Voire, sont-elles interchangeables ? Et si c'était surtout question de stratégie ? C'est ce qu'explique le directeur associé de l'agence Wacan, basée à Sophia-Antipolis.

La Tribune - Quels sont actuellement les enjeux de la communication numérique ?

Emmanuel Souraud - Désormais tous les acteurs économiques, les entreprises, ont une présence sur le Net. Cependant la communication numérique peut être perçue comme un gros nuage, un grand ensemble. Or, pour être crédible il faut une belle image. Et aujourd'hui la communication numérique rend crédible en dehors de tout indicateur économique. Lorsque l'on recherche un produit, un partenaire business, une information, le premier geste est d'avoir recours au moteur de recherche, dont la sélection des résultats proposés est bien souvent subjective. Ces résultats sont parfois des éléments que l'on contrôle, mais aussi d'autres que l'on ne maîtrise pas. Or, toute action de communication numérique doit être en cohérence avec la stratégie adoptée. Par exemple, le clic d'un lien doit renvoyer vers la page demandée et non sur la page d'accueil. C'est ce que l'on appelle le clic to action. Il faut que le clic permette d'arriver sur une page qui génère ensuite un mail, un appel téléphonique, un chat... C'est ce qui renforce la rentabilité du clic. D'autant que le consommateur devient moins patient, la perte de temps devient moins acceptée. Aujourd'hui la communication numérique se structure. Dans les prochaines années, c'est la rationalisation qui primera.

Le tourisme est l'un des premiers secteurs à s'être emparé des évolutions de la communication numérique, intégrant notamment assez tôt la réalité augmentée. On en est où ? C'est quoi les perspectives ?

La réalité virtuelle et la réalité augmentée font partie des outils qui amènent un plus. La question à se poser c'est quelle plus-value ils apportent. Ces outils sont davantage utiles dans une stratégie de conquête ou pour compléter une stratégie de séduction.

Les réseaux sociaux ne sont-ils pas en train de remplacer les sites internet ?

Non, car le niveau de lecture n'est pas le même. C'est un outil de consommation différent, pour les professionnels, Facebook ou Twitter est devenu est outil de veille. L'intérêt d'un site est d'y retrouver l'ensemble des informations qu'il n'est pas nécessaire d'aller chercher ailleurs.

Crosscanal, multicanal, ça doit être quoi la communication numérique aujourd'hui ?

Encore une fois, tout doit être cohérent. Il faudrait surtout tout simplement en revenir à la base. Les fondamentaux doivent être appliqués.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :