Carzo&Lieutier poursuit sur sa lancée

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(Crédits : DR)
La marque de montre née à Nice, financée via le crowdfunding, continue de dérouler une stratégie ciselée appuyée sur un schéma commercial qualifié d'atypique.

La campagne de crowdfunding lancée au printemps dernier a finalement servi tout à la fois de vecteur de financement et d'étude de marché. C'est ainsi que Guillaume Lieutier analyse le passage sur Kickstarter. Lancée un peu comme un défi Carzo&Lieutier il est vrai arrivait sur un marché où l'originalité peut avoir sa place comme pas du tout.

La tradition sans être traditionnel

Née de l'imagination conjointe de Philippe Carzo et Guillaume Lieutier, le premier préparateur de motos, le second dingue de l'engin et déjà créateur d'une ligne de vêtements, la marque affiche un concept pointu, les montres étant fabriquées et usinées pour rappeler les pièces de moto. Pensées en version Quartz et Automatique, elles possèdent des caractéristiques qui rappellent ce monde-là, avec une lunette moletée en pointe de diamant pour rappeler la poignée de gaz et la couronne emboutie de l'empreinte d'une tête de vis BTR, que l'on trouve souvent sur les motos.

La campagne - qui visait un montant de 38 000 euros - réussie a donc permis de financer les 200 premières montres ainsi que de la publicité. Depuis, les ventes - réalisées sur le site dédié se poursuivent. Côté business modèle, Carzo&Lieutier avoue un "schéma commercial atypique", expliquant que "nous chapeautons l'ensemble, depuis le dessin jusqu'à la mise au poignet de l'acheteur ce qui nous permet de bénéficier d'un rapport qualité/prix concurrentiel".

Dans les cartons, la création d'un club pour les acheteurs, club qui fonctionnera de manière assez exclusive mais Guillaume Lieutier ne veut pas en dévoiler davantage. Outre l'e-commerce, des boutiques seront choisies comme autre canal de distribution mais uniquement celles favorisant le savoir-faire artisanal et que Carzo&Lieutier aide à se diversifier. Des contacts ont déjà été pris avec Bordeaux, Marseille et Paris.

Nouveaux modèles

Philippe Carzo et Guillaume Lieutier devraient bientôt réfléchir à de nouveaux modèles. Toujours en défendant le made in France. Pour rappel, les pièces utilisées sont produites sur mesure. Si les mécanismes proviennent de l'étranger - le Japon pour l'automatique, la Suisse pour le quartz - la majorité des composants s'affichent en bleu, blanc, rouge. Le montage est effectué par un horloger disposant de la certification Rolex. A la question de quelle ambition pour cette nouvelle venue dans le monde de l'horlogerie, Guillaume Lieutier avoue ne pas se poser de limites. "Nous allons continuer de travailler dur, mais la marque ira là où notre idée nous mène".

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