"Nous, entreprises, appelons au bon sens"

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(Crédits : reuters.com)
À quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les temps sont aux promesses, et la course à l'Elysée semble devenir une course à la surenchère. Il est de notre responsabilité d'alerter sur les dangers de certains programmes économiques et leurs dérives.

Nous ne pouvons que constater en effet que le devoir de vérité qui incombe aux candidats à la présidentielle n'est pas toujours respecté... À la lecture des programmes de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, nous ne voyons pas trace du coût réel de leurs engagements. Or, ce sont entre 100 et 125 milliards d'euros de charges publiques supplémentaires pour les candidats du Front national et du Parti socialiste, et 175 à 200 milliards d'euros pour celui de la France insoumise !

Au-delà de la folie des chiffres, c'est le fléchage de ces dépenses qui paraît délirant : alors que l'économie française tarde à redémarrer et que le chômage flirte encore avec les 10%, ces programmes proposent d'alimenter la "machine à rêve".

Comme des milliers d'entrepreneurs, nous sommes inquiets de la popularité grandissante de leurs discours irréalistes et de leurs projets qui détruiraient des milliers d'emplois. Quant à un éventuel Frexit, souhaité par certains candidats, les conséquences seraient désastreuses pour notre économie. Il entrainerait 40 milliards d'euros de dépenses annuelles supplémentaires, détruirait le pouvoir d'achat des Français et enrayerait considérablement le financement des entreprises.

Une autre voie est possible, celle de la croissance, de l'emploi et de l'innovation. Mais elle demande le courage de mener des réformes profondes susceptibles de restaurer la confiance, sans laquelle les immenses ressources - humaines, technologiques, créatives - de notre pays ne pourront éclore. Pour cela, pas de recette miracle, mais une volonté : croire en la France qui entreprend.

Une chose est sûre, ce dimanche nos concitoyens auront le choix entre deux camps : celui des utopistes et celui des réalistes. Les entreprises en appellent donc au bon sens !

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Tribune cosignée par :

Jean-Luc Monteilprésident du MEDEF Provence-Alpes-Côte d'Azur,

Denis Vogadeprésident de l'Union Des Entreprises des Alpes-de-Haute-Provence (UDE 04),

Laurent Brutinelprésident de l'Union Pour l'Entreprise des Hautes-Alpes (UPE 05),

Philippe Renaudiprésident de l'Union Pour l'Entreprise des Alpes-Maritimes (UPE06),

Johan Bencivengaprésident de l'Union Pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13),

Gérard Cerrutiprésident de l'Union Patronale du Var (UPV)

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Commentaires
a écrit le 20/04/2017 à 17:33 :
Mais enfin ce ne sont que des mensonges ! JLM ne veut PAS la sortie de l'euro ! La relance économique marche, on l'a déjà vu et plus récemment avec le Portugal ! Vous n'avez pas le droit de poster un papier de gens qui prétendent représenter les entreprises (ou étaient-ils sous Hollande et Sarkozy ? Ah oui...plus d'argent...), vous êtes journalistes, vous avez des responsabilités ! Et vous ne pouvez pas pointer votre mine toute fière est dire que ce projet est fou, "irréaliste", et qu'il coûterait des milliers d'emplois ! Arrêtez de ne pensez qu'à vous, parce-que c'est à cause de vous, les grands patrons avares et les journalistes prenant parti qu'on en est là aujourd'hui !

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