Le concours IoT de Genes'ink parrainé par Macron

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Avec "Art to IoT", la start-up Genes'ink, basée au Rousset veut faire réfléchir ensemble le monde de l'art et celui des objets intelligents.
Avec "Art to IoT", la start-up Genes'ink, basée au Rousset veut faire réfléchir ensemble le monde de l'art et celui des objets intelligents. (Crédits : DR)
L'appel à projets lancé par la start-up basée au Rousset et visant à rapprocher le monde de l'art et celui de l'IoT a obtenu le parrainage officiel du ministre de l'Economie.

Le CES Las Vegas version 2016 aura été un cru particulièrement savoureux pour les pépites de la French Tech. Car c'est bien au Consumer Electronic Show, que Corinne Versini, la fondatrice et dirigeante de Genes'ink, start-up spécialisée dans la formulation et la fabrication d'encres électroniques, a lancé son appel à projet "Art to IoT". Ce concours, soutenu par la French Tech Aix-Marseille, vise à faire se rapprocher le monde artistique et celui des objets connectés. Présent à Las Vegas, Emmanuel Macron avait été sollicité pour être le parrain VIP du concours. Le parrainage officiel du ministre de l'Economie vient d'être accordé.

Beaux objets avez-vous une âme ?

Comme l'explique Corinne Versini, l'esthétique des objets connectés est un élément essentiel de leur acceptation par l'usager. Un enjeu clé pour les industriels. En effet, au-delà de l'aspect technique ou technologique, ces objets intelligents concernent une foultitude de secteurs, de la cosmétique à l'éclairage, du médical à la médecine, du textile à la maintenance des équipements de la smart city. Vaste champ d'application donc dans lequel les technologies émergeantes ont toute leur place et notamment l'électronique imprimée ou hybride, domaine d'intervention de Genes'ink.

Ce concours s'adresse donc aux filières artistiques, aux universités, aux écoles de l'art, du design et de l'architecture. Le cahier des charges demande de réfléchir à un ou deux objets connectés dans le domaine de la santé, de la sécurité ou de la sûreté en radio longue distance. Le but est de faire comprendre que l'intervention amont des designers est la meilleure façon d'offrir au consommateur un usage inédit et de contribuer ainsi au travail des industriels.

En commun

Art to IoT a de l'ambition. Né à Marseille, c'est là qu'il va grandir. Mais c'est l'Observatoire de l'art contemporain à Paris qui jouera le rôle de guide artistique. La fabrication des objets sera assurée par des partenaires européens tandis que cinq partenaires industriels - 2 français, 2 allemands, 1 espagnol - sont déjà impliqués. Les allemandes Siod et Heliatek sont positionnées sur la fabrication de diodes lumineuses et dans l'énergie solaire, EuroCat Textil, espagnol, est spécialiste du textile innovant, tandis que Feeligreen (basée à Grasse) est issue de la dermato-innovation et que Micel (installée à Saint-Chamand), œuvre dans la conception, la transformation et la découpe sur-mesure d'isolants pour l'industrie. Les résultats du concours sont attendus pour octobre prochain.

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