Comment WeProov sécurise l’acte de louer

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WeProov s'est implantée à Aix-en-Provence après Asnières.
WeProov s'est implantée à Aix-en-Provence après Asnières. (Crédits : DR)
Présente à Aix-en-Provence où elle a implanté son premier bureau, la start-up née à Paris a mis au point une application permettant de fournir des preuves visuelles utiles en cas d’états des lieux. Concept qui ne connaît pour l’heure pas d’équivalent en Europe assure-t-elle.

Voilà un concept qui s'inscrit parfaitement dans l'ère de la consommation collaborative et de la location entre particuliers... mais pas seulement. Gabriel Tissandier et Alexandre Meyer, cofondateurs de WeProov, start-up d'Asnières sise aussi à présent à Aix-en-Provence, ont mis au point une application smartphone dont l'objectif, "est d'établir un état des lieux, de fournir des preuves visuelles, à l'instant T, relatif à un bien quel qu'il soit : voiture, maison..." explique Gabriel Tissandier.  Plus concrètement, il consiste en un tutoriel visant à réaliser un scan photographique 360 degrés, validé ensuite via signature directe sur l'écran, et suivi d'un rapport envoyé par la start-up dans la boîte mail de l'utilisateur. En somme, un outil numérique rassurant, à même d'éliminer "les sources de problème ou de conflit, sans bien sûr se substituer à un huissier". Inspirée directement du vécu des deux fondateurs, utilisateurs fréquents de sites de location de voitures entre particuliers, l'idée s'est ébauchée en novembre 2014, "puis nous avons commencé notre activité voici un an et demi, en juin 2015. Nous étions tous les deux à l'époque sur un coin de table, nous comptons 10 collaborateurs aujourd'hui", poursuit Alexandre Meyer.

Propositions de rachat

Preuve que l'activité a trouvé son public ? Loin s'en faut : aux côtés des quelques 2 000 utilisateurs particuliers, le concept a séduit de nombreuses entreprises, œuvrant notamment dans le domaine de l'automobile : loueurs, sociétés de leasing, concessions, convoyeurs... mais aussi dans le secteur de l'assurance, comme le groupe Foyer. Des clients implantés autant en France qu'à l'étranger.

"Nous avons également des utilisateurs aux Etats-Unis et en Australie. Notre application a été développée en trois langues : français, anglais et espagnol".

Le modèle économique, lui, est fondé sur des abonnements au mois pour les entreprises. Avec deux formules au choix : une standard et une personnalisée, plus adaptée aux besoins de ces dernières. "A cela, d'autres services, d'autres fonctionnalités peuvent s'ajouter". Les particuliers, quant à eux, se voient offrir les deux premiers états des lieux, et payent la prestation à partir du troisième. Un business model qui permet aux co-fondateurs de prospérer, même si ces derniers restent discrets sur leur chiffre d'affaires.

"Ce que l'on peut dire, c'est que le potentiel de notre structure a su attirer l'attention de nombreux acteurs : nous avons eu déjà plusieurs propositions de rachat émanant de sociétés étrangères".

Bientôt la version 2

Une activité dynamique qui a permis pour l'heure aux deux fondateurs d'avancer jusqu'ici sans lever de fonds. Même si aujourd'hui, la nécessité d'accélérer leur croissance et de développer leurs outils numériques se fait sentir. "L'objectif est de travailler sur une version 2 optimisée de l'application, visant à répondre à tout type de situation. Pour ce faire, il faut travailler sur de nouvelles fonctionnalités, intégrer par exemple une reconnaissance automatique des dégâts. Ce sont des projets à moyen/long terme", reprend Gabriel Tissandier.  Ainsi son associé, Alexandre Meyer, vient-il d'entamer un roadshow auprès d'investisseurs. "Notre choix se porterait plutôt sur des business angels, qui pourraient, outre l'aspect financier, nous apporter une expertise métier. Nous en sommes demandeurs, compte tenu de la valeur numérique de nos projets", concluent les deux jeunes entrepreneurs, âgés seulement de... 25 et 27 ans.

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