Ecoat crée une joint-venture en Chine

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(Crédits : DR)
Le spécialiste des peintures polymères installé à Grasse s'internationalise en se liant à Pearl River, filiale du conglomérat Vanlead. Un rapprochement qui lui permet d'adresser le marché chinois.

Les problématiques environnementales auxquelles la Chine se trouve confrontée n'ont pas que des effets négatifs. En terme de business, ce sont même de nouvelles opportunités qui se créent. Ecoat, le spécialiste des peintures polymères, en fait l'expérience. Il y a 18 mois, c'est Vanlead, conglomérat de chimie, qui contacte la jeune entreprise pour ses capacités à composer des peintures à l'eau. Et ce qui intéresse les chinois, c'est la technologie et le savoir-faire, comme l'explique Olivier Choulet, le président de l'entreprise. "Cette joint-venture nous ouvre un marché en Chine qui est l'équivalent en taille au marché européen, un marché où il n'y a ni technologie, ni les capacités".

Perspectives élargies

C'est précisément avec Pearl River, filiale peinture de Vanlead axée sur les solvants, qu'Ecoat fait donc désormais équipe. La joint-venture va ainsi fabriquer ses propres polymères à la fois pour son usage et pour celle d'Ecoat afin d'adresser le marché chinois. Mais l'atout de cette co-entreprise est qu'elle ouvre des perspectives plus larges, également en Corée et en Asie du sud-est.

En revanche, c'est toujours l'usine implantée près de Lyon sur la plateforme chimique Osiris de Roussillon, acquise en 2014 pour une valeur de 5 M€ et dont la production a démarré en 2015, qui fournit l'Europe, Ecoat ayant pour clients les fabricants français mais aussi certains acteurs allemands, belges et suisses. Une augmentation de la capacité de production en 2017 est par ailleurs envisagée.

Position de leader

Née en 2011, Ecoat a mis au point des polymères bio-sourcés, les matières premières issues des bois ou des huiles venant se subsistuer aux ingrédients pétrochimiques, avec l'idée de présenter la même tenue et le même degré de résistance. "Nous sommes aujourd'hui reconnu comme le leader sur le marché bio-sourcé", précise Olivier Choulet, qui emploie 17 salariés.

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