Comment 360&1 veut contrer Booking et Expedia

 |   |  592  mots
Olivier Ricard, le fondateur de la start-up basée à Nice et Marc Meissonnier, en charge de la technologie entourent Ken Singer, directeur du Center for Entrepreneurship and Technology de l’Université Berkeley.
Olivier Ricard, le fondateur de la start-up basée à Nice et Marc Meissonnier, en charge de la technologie entourent Ken Singer, directeur du Center for Entrepreneurship and Technology de l’Université Berkeley. (Crédits : DR)
Redonner le pouvoir… aux hôteliers et la maîtrise de leur stratégie webmarketing c'est tout l'intérêt du produit développé par la startup basée à Nice. Qui vise déjà d'autres secteurs d'activités.

L'idée de 360&1 c'est un peu comme le Loto : simple, facile et qui peut rapporter gros. A condition de connaître le produit développé par cette toute jeune pousse, déjà repérée par Allianz et accélérée depuis six mois au sein de son accélérateur à Nice.

S'affranchir des OTA

Il faut dire que sa promesse a de quoi redonner le sourire aux hôteliers. On sait que ces professionnels du tourisme et de l'hébergement souffrent des pratiques développées par les OTA tels que Booking ou Expedia. Sauf que ce qui apparaissait jusqu'à présent comme un système inéluctable, dont il est difficile de s'affranchir, peut tout à fait être contourné. C'est cela, tout l'intérêt de 360&1.

Et plus précisément de son Brand Jacking. Le produit fonctionne - dès lors que l'on en connaît le principe - assez simplement. Il commence par protéger la marque. Car ce que beaucoup de professionnels ignorent c'est qu'en effectuant cette démarche, ils s'enlèvent automatiquement du système des OTA. Et retrouvent du même coup, toute la maîtrise de leur stratégie de webmarketing et le pouvoir de prospection, jusqu'alors "cannibalisés". Ici c'est donc Brand Jacking qui permet le tout.

Cible BtoB

L'idée c'est Olivier Ricard qui l'a eu. Ce dirigeant - notamment de Full Performance, spécialiste de la gestion de campagne de webmarketing à 360° - sait très bien de quoi il retourne. Car 360&1 répond à plusieurs problématiques. Le tissu économique est principalement constitué de TPE/PME/ETI. De "petites" structures qui n'ont pas forcément des budgets à consacrer à des agences digitales. Or, "nous avons les technologies qui leur permettent de manière simple de contacter leur prospects et leurs clients". Et si la startup vise le marché des hôteliers en priorité c'est qu'actuellement les OTA représentent 80 % du chiffre d'affaires des hôteliers dont 80 % de celui-ci revient à Booking. "Souvent un client potentiel sait dans quel hôtel il désire séjourner sauf que lorsqu'il effectue une requête Google, c'est la page de l'OTA qui ressort en premier. Lequel OTA offre parfois des promotions d'un autre établissement. Et voilà le client parti à la concurrence. Les hôteliers ne savent pas lutter contre cela".

Brand Jacking offre ainsi de protéger la marque et de donner tous les outils pour reprendre la maîtrise de son circuit de distribution et de pouvoir également monétiser sa data, notamment auprès des partenaires, spécialistes du transport, du tourisme ou de la restauration. "Nous voulons leur offrir de plus en plus de services et d'autonomie, notamment via des tutoriels. Nous voulons leur montrer qu'il n'y a pas que Booking dans la vie", souligne Olivier Ricard.

360&1 conquiert 200 hôtels par mois, sur 14 000 adressables.

Assurance

Cependant, l'hôtellerie n'est pas le seul secteur qu'adresse la start-up. Elle regarde aussi attentivement du côté des agents généraux d'assurances et des courtiers en immobilier. Le levée de fonds effectuée auprès de Bpifrance et Starquest Capital pour un montant de 1,1 M€ a permis de structurer l'équipe via l'embauche de 8 développeurs. Un neuvième recrutement est en cours. 360&1 recherche également activement un DAF avec un profil habitué à gérer les levées de fonds et qui sache également traiter un haut volume de facturation. La start-up niçoise table sur chiffre d'affaires de 900 000 pour son premier exercice. Celui-ci devrait ensuite atteindre 2,2 M€ en 2018 et 5 M€ à l'horizon 2019.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :