Comment Greenerwave promet d'amplifier les ondes wifi

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Cyril Bertschy et Eric Labarre pilotent la startup installée à Nice. Leur technologie - qui se matérialise sous forme de plaques - part à la conquête des marchés américains et chinois notamment.
Cyril Bertschy et Eric Labarre pilotent la startup installée à Nice. Leur technologie - qui se matérialise sous forme de plaques - part à la conquête des marchés américains et chinois notamment. (Crédits : DR)
Alors que la 5G pointe déjà le bout de son nez et alors que la connexion à Internet est majeure dans les utilisations quotidiennes des entreprises comme des particuliers, la startup basée à Nice développe une technologie qui permet d'augmenter la réceptivité et l'amplitude des ondes, le tout de manière… écologique.

Qui n'a pas subi l'interruption d'une conversation téléphonique, un téléchargement qui ralenti... et donc un débit pas vraiment à la hauteur de l'attente. Pour y remédier, il est commun d'avoir recours à des solutions telles que répéteurs, femtocells ou technologie MIMO. Sauf que celles-ci rajoutent des ondes électromagnétiques aux ondes électromagnétiques... ajoutant une couche de pollution.

Or justement les considérations concernant les effets néfastes des ondes sont de plus en plus prises en compte.

"Rassembler" les ondes

Dans ce contexte, voilà Greenerwave et sa technologie, disruptive à plus d'un égard. C'est au sein de l'Institut Langevin (spécialisé Ondes et Images et basé à Paris, il est une unité mixte de recherche du CNRS NDLR) que cette dernière est née, donnant naissance en novembre 2015 à la startup installée au sein du CEEI de Nice.

Et ses promesses sont toutes aussi ambitieuses que larges.

Greenerwave permet en effet de "rassembler" les ondes présentes dans un environnement clos et de faire en sorte que toutes les ondes convergent vers l'appareil mobile. Comment ? Grâce à des plaques qui peuvent être intégrées dans le bâti, sur un objet de la maison ou même sur la coque d'un portable.

"Les ondes se réfléchissent, se propagent, mais elles sont chacune un temps de déplacement différent. Notre technologie permet de les remettre en phase. Contrairement à ce que l'on peut penser, il y a suffisamment de réseau. Nous appuyons notre technologie sur la propriété de propagation des ondes" explique Eric Labarre, l'un des co-fondateurs de la jeune entreprise dont il est le président.

Conquête de l'Amérique... et de la Chine

Evidemment, Greenerwave sera présente au CES Las Vegas en janvier. "Notre technologie adresse le marché des télécommunications et bien évidemment le marché américain est en ligne de mire", ajoute Cyril Bertschy, qui a rejoint l'équipe managériale au poste de directeur général voici quelques mois après, entre autres, sept années passées en Chine. L'Asie qui est évidemment une autre cible.

La startup, qui a déjà des contacts, prévoit de se déployer via la vente de licence à ses clients, ce qui signifie un accompagnement jusqu'à l'intégration de sa technologie et permet d'envisager des produis disponibles sur le marché dans les 12 à 18 mois suivants.

Bannière tricolore... or not ?

Pour poursuivre sa R&D et investir dans un portefeuille de brevets, Greenerwave prévoit une levée de fonds au premier semestre 2017 pour un montant compris entre 1,5 à 3 M€. Mais la jeune entreprise affronte "la lecture des panoramas des venture capitalistes". Dur, dur de demeurer sous le drapeau tricolore. C'est que la technologie française n'est pas encore perçue à sa juste valeur. "La France est en train de faire un virage dans les nouvelles industries, mais comme cela est au stade de révolution, nous ne sommes pas encore visibles", commente Cyril Bertschy.

Greenerwave, qui emploie 5 salariés et bénéficie de l'expertise de 5 chercheurs en statut de consultants, envisage un premier chiffre d'affaires en 2017 de l'ordre de 500 000 euros. A moins que le déplacement à Las Vegas soit synonyme de jackpot entreprenarial et permettre à la niçoise de voir plus grand plus tôt que prévu.

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