Pourquoi le smart citizen est la clé de la ville intelligente

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(Crédits : DR)
Si la technologie est indispensable sans l'implication des citoyens elle ne vaut pas grand-chose. Et ce sont les spécialistes, réunis en colloque spécial à Nice ce 2 mars qui le disent. La Métropole Nice Côte d'Azur, elle, avance aussi les chiffres.

Le numérique c'est fantastique et si le propos fait l'unanimité, il n'en reste pas moins que pour qu'il soit adopté il faut que le citoyen s'en empare. Une lapalissade ? Sans doute mais dans le cheminement de ce que doit être une smart city, intégrer l'acceptation du citoyen - qui devient donc un smart citizen - est devenue une donnée incontournable.

"Gourmandise du futur"

C'est bien ce que dit Jean-Paul Delevoye. L'ancien président du Conseil économique, social et environnement a une vision "par le haut" du sujet. Et souligne qu'il "ne faut jamais sous-estimer l'apport d'une technologie en géopolitique. La révolution numérique change complètement le rapport au pouvoir". Et l'ancien médiateur de la République de rajouter que "l'on ne doit plus être dans une gestion des territoires mais dans une politique d'attractivité". Le citoyen doit être vu en tant qu'individu avec son intelligence. "La ville numérique permet de révéler les potentialités. Le citoyen doit passer de consommateur à acteur, être co-producteur du futur".

Parce que le numérique "donne la gourmandise du futur".

La preuve... par les chiffres

Intégrer le citoyen, faire en sorte qu'il se sente pris en compte, considéré, écouté, lui permettre de bénéficier de ce que la ville intelligente a à offrir en facilitation diverses et variées c'est ce que la Métropole Nice Côte d'Azur revendique avoir fait depuis ses premiers pas en tant que smart city. On ne reviendra pas sur les différentes opérations menées depuis plus de six ans, de Nice Grids au Monitoring urbain, qui ont toutes produits des données et des résultats. "Nice Côte d'Azur a pris en compte l'implication du citoyen avant même que les solutions technologiques soient envisagées. Ainsi Allô Mairie et Spot Mairie se plaçaient déjà dans cette perspective", souligne pour sa part Christian Tordo, en charge notamment du développement économique, de l'aménagement et de l'urbanisme à la Métropole. La smart city aura "des effets à long terme qui influenceront les relations du citoyen avec la gouvernance de la ville, mais à court terme, des solutions existent pour améliorer l'expérience urbaine, c'est-à-dire le bien-vivre en ville pour autant que l'on ne perde pas de vue que la technologie est l'outil". Et l'un d'entre eux est par exemple la plateforme servant de support à l'expérimentation lancée en novembre dernier avec la startup berlinoise Civocracy. En trois mois, 5 500 visites sur la page d'accueil ont été recensées et 1 100 inscriptions pour participer aux discussions proposées enregistrées. Soit mieux qu'en Hollande et à Lyon, respectivement avec 120 et 420 inscriptions. La civic-tech est l'une des portes d'entrée vers une ville intelligemment tournée vers ceux qui la composent. Le smart citizen c'est tout le sujet du colloque qui se tient à Nice ce 2 mars et auquel Jean-Paul Delevoye et Christian Tordo vont apporter leur vision. Et puis Nice Côte d'Azur veut aller plus loin et on le sait lorgne le titre de capitale européenne de l'innovation. Un label qui vient estampiller les efforts fait en matière d'amélioration de la qualité de vie. Parce qu'il n'y a pas que le soleil, la mer et les palmiers... Ça s'appelle aussi diversification stratégique.

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