H-PreC, la startup qui veut démocratiser le composite industriel

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(Crédits : DR)
Avec son procédé breveté de fabrication de composite emboutis, la jeune entreprise implantée à Carros, près de Nice, adresse le marché de l'automobile et de l'aéronautique. Mais entend aussi convertir certains autres secteurs.

Il s'appelle One-Step et c'est lui qui permet à H-PreC de faire la révolution. Car c'est avec ce procédé, totalement innovant et breveté, que la jeune pousse est venue s'installer sur le marché du composite. Une innovation imaginée par Arnaud Crassous, docteur en physique des matériaux et chercheur à l'école polytechnique fédérale de Lausanne, financée par Daniel Le Gal, le fondateur de Gemalto - il y a pire comme référence dans le milieu - et Bpifrance.

Garantie de l'autonomie

Un départ sur les chapeaux de roues pour la startup co-créée en juillet 2015 par Cécile Crassous et son frère. Une jeune pousse qui a implanté sa ligne de production dans la zone industrielle de Carros, près de Nice, ligne d'une capacité de 10 000 pièces par an, pour un investissement de l'ordre de 1 M€ et qui présente une autre particularité, celle de "nous permettre une totale autonomie, ce qui est rare", précise la présidente de l'entreprise. En usinant les moules, fabriquant les pièces composite et usinant ces pièces, H-PreC s'affranchit ainsi de toute sous-traitance.

Se différencier

Et sa différenciation, H-PreC l'établit également sur sa capacité à envisager le composite comme un matériau. Ainsi One-Step permet d'intégrer dans la fabrication un revêtement cuir, métal, tissu ou films décoratifs ou d'autres inserts techniques ce qui sert pour les carters de sièges ou les planchers sandwich en aéronautique ou encore les pièces de parement dans l'automobile. Mais le dernier-né, H-PreC Blok, va plus loin, permettant de remplacer des pièces métalliques usinées ou de fonderie par des pièces en carbone. Et l'avantage pour les industriels n'est pas neutre puisque cela permet d'aller plus vite, depuis l'étude de faisabilité à partir du fichier 3D de la pièce, en passant par la fabrication, le tout à des coûts compétitifs.

"Nous sommes sur des marchés plus larges comme la robotique, les systèmes embarqués, les deux-roues", explique Cécile Crassous. Si l'usine de Carros est dimensionnée pour les petites et moyennes séries, "nous n'excluons pas de faire du transfert de technologie pour de la grande série".

Avantageux

C'est que le composite a de l'avenir. Car plein de qualités. "Plus de problèmes de corrosion, une meilleure rigidité des pièces, une diminution du poids de l'ordre de 30 % par rapport à l'aluminium", égrène le PDG de la startup qui présentera la dernière innovation lors du prochain JEC, rendez-vous mondial du composite mi-mars à Paris. "Nous souhaitons pousser davantage One-Step dans les secteurs de l'aéronautique et de l'automobile mais aussi arriver à toucher certaines industries qui ne pensent pas forcément au composite. Alors que l'on a accès au composite pour le prix d'un aluminium haut-de-gamme", souligne Cécile Crassous qui compte également d'ici la fin de l'année faire grossir l'équipe actuellement composée de 7 personnes à 12 salariés, notamment pour renforcer le bureau d'études.

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