Comment Oenojet digitalise la promotion du vin

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(Crédits : © Arnd Wiegmann / Reuters)
La startup basée dans le Vaucluse livre du vin en mains propres comme d’autres les fleurs. Cette idée, c’est celle de Sébastien Tamagno et de ses associés : elle fonctionne sur le principe d’une e-boutique, lancée en 2016, et de la constitution d’un réseau de cavistes partenaires.

Il y a bien souvent un adage qui se vérifie, en termes de création d'entreprise : une idée de business découle bien souvent d'un besoin. Et le cas d'Oenojet, ne déroge pas à la règle. "Notre président, Sébastien Tamagno, avait eu envie de faire livrer le jour-même du vin à des amis. Et il s'est rendu compte qu'il n'existait pas du tout de structure spécialisée sur ce type de service. Il a donc embarqué quatre autres associés dans l'aventure, ayant tous des profils divergents et complémentaires en termes de compétences... L'entreprise est créée en 2014 et l'e-boutique est mise en ligne en 2016", raconte Claire Ménétrier, l'un des membres de ce club des cinq.

Service affiné

Le principe d'Oenojet ? Mettre en place un service de livraison personnalisé de vins et spiritueux, sur le principe défendu par une célèbre chaîne de fleuristes... Donner corps à ce concept a donc nécessité de conclure des partenariats avec des cavistes basés partout en France. Car ce sont eux qui se chargent justement de porter le précieux cadeau en mains propres, ce dans la journée si la commande a été effectuée avant 15h. "Au préalable, l'internaute va sur notre e-boutique et via un système de filtre, sélectionne la ville dans laquelle il veut faire livrer. La page du caviste basé sur ce territoire apparaît, il n'a donc plus qu'à faire son choix et remplir son panier. Nous avons demandé à chaque partenaire d'établir une sélection d'une trentaine de bouteilles pour ce faire", détaille la co-fondatrice.

Objectif, un réseau de 400 cavistes partenaires

Pour l'heure, Oenojet travaille avec un réseau de 70 cavistes, établis sur les principales villes françaises. "C'est un début, mais c'est encore trop peu pour pouvoir livrer partout en France en mains propres. Ainsi, pour l'instant, quand il n'y a pas de partenaire proche de la ville de livraison, c'est la cave de Paris qui envoie le cadeau, par un mode d'expédition plus classique. Ainsi, nous visons l'objectif d'un réseau de quelque 400 partenaires d'ici un an ou deux afin de couvrir toute la France". Soit la taille de celui de la franchise de cavistes Nicolas, qui est leur principal concurrent, bien qu'indirect. Pour Oenojet, passer ce palier est d'autant plus réalisable que sa solution numérique a toutes les chances de séduire un corps de métier parfois en souffrance, sur un plan économique. "Les cavistes sont pris en étau par le net et la grande distribution qui casse les prix des bouteilles... Ils ne sont donc pas hostiles à la solution qu'on leur propose". D'autant que cela leur permet d'accroître leur notoriété grâce au net, outre l'impact positif sur leur chiffre d'affaires. En termes de modèle économique, Oenojet réalise le sien en facturant les frais de livraison au client : soit 12 euros par transaction...

Visibilité

Les consommateurs, en tout cas, ne boudent pas le principe : sans avoir fait de campagne de communication depuis son lancement, donc par le fait exclusif du bouche à oreille et du référencement, la startup a déjà vendu 1 000 bouteilles en 2016. Objectif pour 2017, multiplier ce résultat par cinq (un chiffre décidément fétiche) et atteindre les 5 000 cols. Pour l'atteindre, il faudra par contre se faire connaître du grand public. "C'est pour cela que nous sommes actuellement en campagne de levée de fonds. Ces sommes vont nous permettre de réaliser des opérations de communication sur le digital et les voies plus traditionnelles. Nous prévoyons également de refaire le site internet afin qu'il soit encore plus lisible pour le client".

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