Le néo-entrepreneur est-il (uniquement) une startup ?

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(Crédits : DR)
Considérée comme le synonyme d'innovation, la startup est souvent identifiée comme la seule à présenter les vertus qui vont bien avec, c'est-à-dire l'agilité, la capacité à se remettre à question et à aller vite. Mais le monopole des bonnes idées n'est pas réservé à une catégorie d'entrepreneurs…

Si le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, il appartient aussi à ceux qui savent innover. Passage obligé - et on entend bien par là qu'elle n'est pas que technologique - l'innovation naît partout, sans doute facilitée dans les structures émergeantes (autrement appelées jeunes pousses) mais pas moins encouragée dans les grands groupes ou les PME.

Changer

En devenant les porte-drapeaux de l'innovation, les startups ont aussi aidé à  modifier le regard porté sur cette donnée à intégrer fissa dans sa stratégie sous peine de se laisser dépasser par plus imaginatif. On se rend bien compte qu'en même temps l'innovation n'est plus ce truc regardé parfois avec méfiance par les entreprises plus classiques qui avaient peur de déstabiliser ainsi les habitudes - la routine ? - prises.

Cercle vertueux

Pas davantage un hasard est ce nouveau phénomène, qui existait déjà, mais que l'on appelait pas forcément ainsi : l'open innovation. Ce rapprochement calculé (dans le bon sens du terme), organisé et devant être pertinent a justement pour but de permettre aux startup de faire bénéficier les grandes entreprises de leur souplesse et de leurs idées disruptives, parce qu'elles ont un regard neuf. Les grandes entreprises, elles, s'insufflent ainsi une dose de nouveauté bien pensée, prometteuse et gagnent du temps. Le rapport gagnant est de permettre aux unes de rester dans la course et aux secondes de grandir et de ne pas disparaître faute de ressources financières.

Discussion

"L'avenir appartient-il aux néo-entrepreneurs ?" C'est la question posée par la Caisse d'Epargne Côte d'Azur et La Tribune qui organisent le 25 avril au CEEI de Nice une table-ronde sur ce sujet. La Caisse d'Epargne qui a lancé il y a un an, un dispositif de soutien financier spécifiquement dédié à ces petites pousses affichant son ambition d'accompagner 1 000 startup  et entreprises innovantes, semble avoir compris que le bât qui blesse c'est une écoute pas forcément adaptée aux modèles d'entreprises innovantes. La réussite de ces dernières ne se lit peut-être pas dans la succession des trois premiers bilans de sa vie. Il faut à ces nouvelles formes d'entreprenariat du temps et de l'adaptabilité. En même temps, ceux qui étaient dans les grands groupes n'hésitent plus aujourd'hui à partir non pas la fleur au fusil mais l'assurance et les idées en bandoulière, à la conquête d'un marché qui reste parfois à créer ou à bouleverser.

L'innovation, parangon de vertu entreprenariale, n'a sans doute pas de camp. C'est surtout l'accueil qui lui est réservé et ce que l'on en fait qui compte. Pas la taille ou l'âge de l'entreprise.

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La table-ronde "L'avenir appartient-il aux néo-entrepreneurs" se tiendra le 25 avril 2017 au CEEI Nice à partir de 18h30.

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