Comment CityScan veut disrupter l'immobilier

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(Crédits : Décideurs en région)
Evaluer gratuitement l'adresse d'un bien immobilier sur des critères prédéfinis, c'est ce que propose la plateforme développée par Kinaxia, basée à Sophia-Antipolis. Un outil qui s'installe sur un marché tout neuf. Merci qui ? Le big data.

Se servir des informations environnementales, disponibles, pour évaluer à 360° n'importe quelle adresse en France métropolitaine... l'idée est née depuis bien longtemps dans l'esprit d'Edouard Le Goff. Sauf que lorsqu'elle germe, nous sommes en 2011. A l'époque, lui donner une réalité "était impossible, car les moyens n'existaient pas et le marché n'était pas prêt", explique le PDG.

Mais depuis, la libéralisation de la donnée est passée par là et le big data, intelligemment utilisé, offre des perspectives qu'Edouard Le Goff sait exploiter.

Levier à activer

La R&D de CityScan a démarré en 2015. Kinaxia a donné vie entre temps à Preventimmo, le cabinet d'urbanisme en ligne. "Cela nous a permis de poser des jalons. Nous nous sommes installés sur une niche et Preventimmo a été un levier de développement, un levier financier et technique. CityScan s'applique donc à un marché que nous connaissons mieux".

Concrètement cette plateforme opérationnelle depuis ce 16 mai permet de vérifier que le bien immobilier à acheter ou louer correspond bien à ses critères et contraintes. Il suffit pour cela d'enter l'adresse et un rapport de synthèse est produit, assorti de 10 rapports thématiques complémentaires.

Structurer l'offre

Utilisable à la fois par le particulier et l'agent immobilier, CityScan ne veut ignorer aucun marché. "La vente de particulier à particulier prend de l'ampleur et c'est un marché qui a besoin d'être structuré. Du côté du marché professionnel, il y a une différenciation à apporter à l'agent immobilier qui peut ainsi se démarquer", explique Edouard Le Goff.

Outre la plateforme web, CityScan est aussi une application, disponible sur Androïd en juin prochain. En septembre, sont programmés la version 2 du site et l'application sur iOS. A venir aussi en juin, la personnalisation des 70 critères proposés aujourd'hui. Une fonctionnalité qui répond à une donnée, toute subjective celle-ci : "l'emplacement, dont on sait qu'il est l'élément essentiel en matière immobilière, n'est jamais traité de façon rationnelle", souligne Edouard Le Goff. La personnalisation permettra parmi les 10 catégories thématiques de trier les critères prioritaires et d'ajouter à une note objective, une note subjective. Programmée aussi, une version premium qui permet de compléter l'expertise et s'adresse plus particulièrement aux professionnels qui pourront l'utiliser de manière occasionnelle par des packs ou régulière par des abonnements

Effet smart

Appuyé sur le big data, CityScan doit sa création à l'open data, ses données ouvertes qui nourrissent le business modèle, et au croisement avec celles de ses partenaires, privés ou publics. Véritablement, c'est là un outil qui s'inscrit dans la smart city. Si Kinaxia, qui réunit Preventimmo et CityScan, est née il y 8 ans, elle se considère toujours comme une start-up. Un positionnement qu'explique Edouard Le Goff par la stratégie adoptée. "Nous créons des marchés. Nous réinvestissons régulièrement nos gains dans l'entreprise. Si CityScan rencontre le succès escompté nous ouvrons le champ des possibles, ce sera le socle pour poser les bases d'une révolution sur Internet". Le groupe, qui emploie 90 personnes, réalise un chiffre d'affaires de 6 M€. Pour ce qui est de CityScan, "nous n'avons pas d'objectifs chiffrés pour ce premier exercice, nous nous concentrons sur les clients et le trafic généré".

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