La nouvelle orientation commerciale de Seagale

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(Crédits : DR)
La jeune entreprise installée à Toulon, qui a mis au point un short 3 en 1 aux textiles innovants, n’a plus seulement pignon sur web... Elle dispose désormais aussi d'une boutique physique, ce qui correspond à l'évolution de son business-modèle.

Bertrand Durand-Gasselin et Matthieu Rivory voulaient sortir d'un cadre défini par la saisonnalité de leur produit et lisser leur activité. Chose faite, puisque les deux fondateurs de la marque toulonnaise Seagale déclinent désormais une gamme complète de vêtements dédiés à l'homme, financée sur leurs fonds propres. Si à l'approche de l'été 2017, les pères du caleçon 3 en 1 vont proposer leur produit phare en 13 couleurs, contre 2 aux prémices de l'aventure, ils ne se focalisent pas sur ce dernier pour autant... Tee-shirt en manches courtes et longues, pulls, pantalons, boxers, chaussures ultra-légères et autres chaussettes de sport portables à la ville s'offrent désormais aux envies shopping de toute une communauté de fidèles... Puisque le phénomène Seagale a largement ramené à elle les adeptes.

Collection étoffée

Il s'agit d'hommes conquis par le concept défendu par la marque, récurrent quelle que soit la pièce : "nous créons des vêtements polyvalents qui facilitent la vie et que l'on peut mettre en diverses occasions, pour le sport, la ville ou les voyages", rappelle Bertrand Durand-Gasselin. En tout, Seagale compte à présent une vingtaine de références... L'équipe n'a pas attendu non plus pour œuvrer à une collection d'hiver, allant jusqu'aux grosses pièces, puisqu'entre autres, parkas et blaser sont à l'étude. "Bref, une gamme complète qui justifiait l'ouverture d'une boutique physique. Nous sommes parvenus au point de vouloir nous doter d'un outil de travail et d'une ouverture vers l'extérieur. Notre nouvelle adresse cumule donc les fonctionnalités d'un atelier de création, d'un espace pour entreposer le stock et d'un showroom".

Bientôt une chaîne ?

Mais cela ne devrait pas rester une expérience unique. En effet, le duo de fondateurs envisage, à terme, d'avoir "des succursales avec des boutiques, basées en France. Et pourquoi pas, au-delà des frontières..." Sachant que la prochaine étape, c'est l'ouverture d'un deuxième point de vente à Paris, à la fin de l'année. L'idée étant ensuite de multiplier ces derniers en tenant compte, pour définir les implantations, des données du site marchand et des villes qui concentrent le plus grand nombre de consommateurs conquis par Seagale. Car l'e-boutique reste malgré tout centrale dans la stratégie économique de la marque : "nous croyons beaucoup au développement des ventes en ligne, et nous avons mis en place un service client avantageux. Nous nous sommes aperçus que beaucoup d'hommes n'aimaient pas forcément essayer en boutique. Nous leur proposons donc d'acheter plusieurs modèles via le net et de disposer de 90 jours pour le retour, avec envoi et retour gratuit à l'international. En France, nous livrons en 24 ou 48h, et proposons aussi le retour gratuit". Un positionnement commercial qui permet notamment de booster les ventes à l'export, avec une concentration des clients en Angleterre, aux Emirats, à Hong-Kong, et aux Etats-Unis. Même s'il existe des adeptes de Seagale dans d'autres pays, à l'instar par exemple de la Russie... L'activité se fait pour l'heure à 80 % en France, et à 20 % à l'étranger. Avec un chiffre d'affaires multiplié quant à lui par plus du double chaque année... Et une prévision de 10 000 pièces produites pour 2017.

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