Quelle stratégie à l'international pour le pôle SCS ?

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(Crédits : reuters.com)
En voulant valoriser ses compétences et les outils dont il dispose, le pôle Solutions Communicantes Sécurisées, basé à Sophia-Antipolis, veut apporter de la visibilité aux entreprises et construire sa notoriété. Toujours pour une question d'attractivité.

L'international c'est le nerf de la guerre, le passage "obligé" pour croître et diversifier les marchés. C'est aussi un des éléments inscrits sur la feuille de route des pôles de compétitivité depuis 2013. Assez logique, finalement, tant cela ne fait que correspondre à l'évolution de leur mission, tout autant qu'à celle de la conjoncture qui place la passage hors frontières hexagonales comme un synonyme de bonne santé économique. L'internationalisation est clairement un enjeu qui s'inscrit notamment dans la promotion d'un certain "made in France".

Complément

En l'occurrence, c'est le Made in PACA que le pôle SCS tente de promouvoir. Avec des objectifs précis : "travailler la visibilité et de la notoriété du pôle, celle des entreprises et permettre la réalisation de projets européens" dit son directeur Georges Falessi. La stratégie pour y arriver a été, entre autres, de se rapprocher d'autres clusters, choisis sur un critère premier, assez précis, celui d'être dans une complémentarité d'écosystème. Au final SCS s'est allié à une dizaine de clusters sur la quinzaine présélectionnée, sur des sujets qui le concerne comme la microélectronique. Et avec comme mission essentielle, celle évidemment de faire se rencontrer les PME. Pour quel résultat ? "15 à 20 projets ont été montés depuis 3 ans, par exemple sur le sujet de l'industrie du futur le travail collaboratif sert à essayer de comprendre les besoins et comment y répondre collectivement".

Forts en thème

Les thématiques communes gravitent autour donc de l'industrie du futur mais aussi  du big data, de l'e-santé, de la sécurité, ce dernier étant, souligne Georges Falessi, "le challenge n°1". Mais le rapprochement avec d'autres clusters doit aussi se faire par le biais de la problématique. "La France et l'Italie représentent 75 % du marché mondial du luxe. Si nous réfléchissons avec l'Italie sur, par exemple, une solution d'authentification, elle devient de facto un standard".

Montrer ses muscles

Plus largement, "nous devons montrer nos muscles à l'extérieur". C'est-à-dire prouver que les compétences et les outils existent sur le territoire, de façon à donner envie à toute entreprise de venir s'y implanter. Le rachat par Renault d'une partie des équipes R&D d'Intel est à ce titre une double bonne nouvelle, affirme Georges Falessi. D'abord la venue d'un grand groupe est toujours un bon signal envoyé à l'extérieur, mais aussi parce que la partie des équipes qui ne sont pas reprises par le groupe automobile représentent un potentiel d'attractivité pour le territoire. Capable d'attirer de grands groupes internationaux. "Il est indispensable de marketer leurs compétences, ce sont des compétences uniques, des équipes entières qu'il faut accompagner".

Boîte à outils

Et puis il n'y a pas que les talents humains, il y a aussi les outils existants. Des plateformes telles que Micro PackS, basée à Gardanne, qui permet aux PME la réalisation de petites séries en microélectronique ou Caractérisation qui fournit de quoi concevoir et tester de nouvelles technologies préindustrielles, sont à même de susciter des intérêts. Et ça c'était le rôle du pôle SCS lors de la venue de dix clusters européens à Gardanne mi-mai. Un pôle qui a joué le rôle de GO pour démontrer comment ça marche en PACA à des acteurs venus d'Autriche, d'Espagne, d'Allemagne, de Belgique ou d'Italie. Autant dire, autant de "clients" étrangers potentiels...

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